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Pincourt-le-Bas, ancien moulin de la Crête

Dossier IA52001008 réalisé en 2015

Fiche

Comme la grange dont il dépendait, le moulin de Pincourt (ou Pincourt-le-Bas, 52-com. Nogent, anc. com. Donnemarie) procède des libéralités de Thibaut dit Rufin, de Nogent, qui donna cet ancien alleu à la Crête vers le milieu du XIIe siècle (AD52, 19J10, f.106)(cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200606NUCA). Si des convers sont signalés dans la grange entre 1158 et 1163 (pancarte de Godefroy, évêque de Langres, cf. dossier ”Grange de Pincourt”), aucune source n’atteste alors de l’existence du moulin. Situé sur le ruisseau de Plesnoy, tributaire du Rognon, dans une vallée argileuse, à 500 m en contrebas de la grange de Pincourt, le moulin ne se doubla d’une ferme qu’à l’époque contemporaine car l’enquête, que le maire de Bourdons réalisa en 1637 pour la communauté afin d’évaluer l’étendue des dégâts commis par la soldatesque, n’évoque aucun autre bâtiment que le moulin lui-même : « comme aussy aux prés et estangs desquelles lesdittes chaussées sont rompues, les eaux écoulées et lesdits estangs mis à sec, le moulin aussy ruiné par lesdits Suédois » (I. Lambert, JM. Mouillet et J. Charlier, L’abbaye de la Crête (1121-1789), Langres, 2006, p. 133). Une fois rétabli, le moulin fut attribué avec la grange au tiers-lot à l’occasion du partage des biens de 1703 ; l’ensemble rapportait alors 700 £, ce qui en faisait le revenu le plus élevé de tout le temporel. À la Révolution, tous deux furent adjugés comme bien national pour la somme de 65 100 £, valeur parmi les plus élevées des biens mis en vente. Le moulin consistait au XIXe siècle en un bâtiment parallèle au cours d’eau, en rive gauche ; la roue est encore clairement représentée sur la planche cadastrale de Donnemarie (section D, non datée ; configuration identique sur la carte d’État-Major). L’étang de retenue en revanche, recueillant les eaux descendant des fermes de Pincourt-le-Haut et de Plesnoy, a déjà été vidé, laissant apparaître l’agencement des biefs, le principal longeant le moulin pour actionner la roue, le secondaire sortant de l’étang en rive droite pour contourner la chaussée. Il ne reste aujourd’hui de ces aménagements hydrauliques qu’un petit plan d’eau au droit du moulin. La végétation hydrophile de la prairie (carex) matérialise trahit encore la surface de l’ancien étang que le ruisseau ”canalisé” traverse en droite ligne. Le moulin quant à lui a été entièrement reconstruit à la fin du XIXe siècle ou au début du suivant selon une organisation radicalement différente, a priori en même temps que les ailes agricoles de la ferme de Pincourt-le-Haut, dont le style est très proche (baies). Le bâtiment principal n’est plus parallèle au cours d’eau mais à la chaussée, couvrant ainsi le bief et la chute (comblés) dont l’utilité cessa avec l’électrification. Il comporte deux étages, dont un sous comble, et surtout une travée centrale dotée d’un étage supplémentaire format saillie au niveau du toit, configuration classique d’un moulin de cette époque. Symétriquement en face, limitant la cour au nord, lui répond une petite aile de remises de même facture. Un bâtiment latéral a été ajouté côté ouest à l’usage de la ferme (granges et écuries, fenil) avant que deux hangars métalliques ne viennent compléter les structures agricoles, confortant la mutation du moulin en ferme d’élevage (ill. IVR21_20155200134NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Pincourt-le-Bas, Moulin de Pincourt
Destinations moulin, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations moulin
Aire d'étude et canton Nogent
Adresse Commune : Nogent
Lieu-dit : Pincourt
Cadastre : 1985 176ZE 61, 70 + en section 176ZI, parcelle 14

Comme la grange dont il dépendait, le moulin de Pincourt (ou Pincourt-le-Bas, 52-com. Nogent, anc. com. Donnemarie) procède des libéralités de Thibaut dit Rufin, de Nogent, qui donna cet ancien alleu à la Crête vers le milieu du XIIe siècle (AD52, 19J10, f.106)(cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200606NUCA). Si des convers sont signalés dans la grange entre 1158 et 1163 (pancarte de Godefroy, évêque de Langres, cf. dossier ”Grange de Pincourt”), aucune source n’atteste alors de l’existence du moulin. Situé sur le ruisseau de Plesnoy, tributaire du Rognon, dans une vallée argileuse, à 500 m en contrebas de la grange de Pincourt, le moulin ne se doubla d’une ferme qu’à l’époque contemporaine car l’enquête, que le maire de Bourdons réalisa en 1637 pour la communauté afin d’évaluer l’étendue des dégâts commis par la soldatesque, n’évoque aucun autre bâtiment que le moulin lui-même : « comme aussy aux prés et estangs desquelles lesdittes chaussées sont rompues, les eaux écoulées et lesdits estangs mis à sec, le moulin aussy ruiné par lesdits Suédois » (I. Lambert, JM. Mouillet et J. Charlier, L’abbaye de la Crête (1121-1789), Langres, 2006, p. 133). Une fois rétabli, le moulin fut attribué avec la grange au tiers-lot à l’occasion du partage des biens de 1703 ; l’ensemble rapportait alors 700 £, ce qui en faisait le revenu le plus élevé de tout le temporel. À la Révolution, tous deux furent adjugés comme bien national pour la somme de 65 100 £, valeur parmi les plus élevées des biens mis en vente. Le moulin consistait au XIXe siècle en un bâtiment parallèle au cours d’eau, en rive gauche ; la roue est encore clairement représentée sur la planche cadastrale de Donnemarie (section D, non datée ; configuration identique sur la carte d’État-Major). L’étang de retenue en revanche, recueillant les eaux descendant des fermes de Pincourt-le-Haut et de Plesnoy, a déjà été vidé, laissant apparaître l’agencement des biefs, le principal longeant le moulin pour actionner la roue, le secondaire sortant de l’étang en rive droite pour contourner la chaussée. Il ne reste aujourd’hui de ces aménagements hydrauliques qu’un petit plan d’eau au droit du moulin.

Période(s) Principale : 20e siècle , (?)

Il ne reste aujourd’hui de ces aménagements hydrauliques qu’un petit plan d’eau au droit du moulin. La végétation hydrophile de la prairie (carex) matérialise trahit encore la surface de l’ancien étang que le ruisseau ”canalisé” traverse en droite ligne. Le moulin quant à lui a été entièrement reconstruit à la fin du XIXe siècle ou au début du suivant selon une organisation radicalement différente, a priori en même temps que les ailes agricoles de la ferme de Pincourt-le-Haut, dont le style est très proche (baies). Le bâtiment principal n’est plus parallèle au cours d’eau mais à la chaussée, couvrant ainsi le bief et la chute (comblés) dont l’utilité cessa avec l’électrification. Il comporte deux étages, dont un sous comble, et surtout une travée centrale dotée d’un étage supplémentaire format saillie au niveau du toit, configuration classique d’un moulin de cette époque. Symétriquement en face, limitant la cour au nord, lui répond une petite aile de remises de même facture. Un bâtiment latéral a été ajouté côté ouest à l’usage de la ferme (granges et écuries, fenil) avant que deux hangars métalliques ne viennent compléter les structures agricoles, confortant la mutation du moulin en ferme d’élevage (ill. IVR21_20155200134NUCA).

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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