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Pont

Dossier IA08000034 inclus dans Église paroissiale Notre-Dame réalisé en 2012

Fiche

Dénominations pont
Aire d'étude et canton Ardennes - Attigny
Hydrographies Ardennes canal des
Adresse Commune : Attigny
Adresse : avenue Jean Jaurès
Cadastre : 2012 AD

En 1863, un projet vit le jour afin de reconstruire le pont sur l'Aisne et de remplacer le pont tournant sur le canal pour cause de vétusté. Cependant, faute de moyens, le projet du canal fut reporté excepté pour les fondations de droite qui furent réalisées en même temps que le pont sur l'Aisne était reconstruit. Le projet du canal fut repris en 1869. Il s'agissait de remplacer le pont tournant sur le canal par un pont fixe ce qui supposait un élargissement du canal des Ardennes à cet endroit (les deux ponts partageraient ainsi une culée en commun et auraient le même axe) et sa rectification. Après une première tentative d'adjudication des travaux infructueuse, une nouvelle proposition d'adjudication est réalisée en mai 1876. Le 20 février 1877, l'ingénieur ordinaire notait que le ministre des Travaux Publics approuvait la reconstruction du pont tournant d'Attigny et son remplacement par un pont fixe en tôle avec culées en pierre en date du 22 novembre 1873. Il notait également qu'un PV de conférence tenue le 7 octobre 1863 entre l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées et le chef du Génie de Sedan, relatif à la reconstruction du pont d'Attigny sur l'Aisne pour le passage de la route départementale 6 des crêtes de Poix à la route nationale 46 de Marle à Verdun, donnait une description sommaire des travaux à exécuter. Le 20 août 1877, l'ingénieur ordinaire indiquait dans son rapport que les travaux du pont d'Attigny avaient été rapidement conduits mais qu'une augmentation des dépenses était prévue (15 600 francs en plus des 90 000 initiaux) car certains travaux accessoires étaient reconnus indispensables : un développement de longueur ajouté au pont provisoire, un exhaussement de la maçonnerie et de la chaussée du pont sur l´Aisne faisant suite au pont à construire, une rampe d´accès sur le pont et corroie en terre glaise avec cailloutage à exécuter dans la digue insubmersible, un aqueduc-égouts à construire dans la traverse d´Attigny et aux abords du pont, une augmentation dans le cube des terrassements à exécuter. Les travaux consistèrent donc à supprimer le pont tournant dont la structure fut englobée dans une culée, et à déplacer le chenal vers la droite, chenal qui fut ensuite enjambé par un pont métallique. Comme le montrent les vues anciennes, le pont fut ruiné pendant le premier conflit mondial et lors de la reconstruction on supprima la culée de gauche ce qui élargit alors du double la largeur du passage sous le pont qui fut alors reconstruit. L'ancien pont tournant était auparavant actionné par un portier chargé de la manoeuvre. Ce dernier était logé dans une habitation à proximité du pont, rive gauche, en bordure du port public. Cette maison fut échangée en 1894 par l'Etat au docteur Beaulier, qui la fit détruire.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1877, daté par source

Le pont à tablier droit présente une rive passante côté droit. Les culées sont en pierre de taille (elles ont été enduites sous le pont), le tablier est constitué de poutrelles en fer encadrant des parties en béton armé et le parapet est constitué d'un garde-corps métallique. La culée gauche présente un escalier droit perpendiculaire à l'axe du pont qui permettait d'accéder au port et la culée droite deux rampes d'accès au chemin de halage.

Murs calcaire
métal
brique
pierre de taille
béton armé
États conservations remanié, bon état
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Reconstruction du pont d'Attigny.

    AD Ardennes, 3S5/198 :

    Le projet date de 1869. Il s'agit de remplacer par un pont fixe le pont tournant sur le canal des Ardennes, à la rencontre de la route départementale 6.  Le pont tournant tombe de vétusté et occasionne une gêne notable pour la circulation très active en ce point de la route. Cela suppose cependant un élargissement du canal des Ardennes et sa rectification.

    Après une première tentative d'adjudication des travaux, infructueuse, une nouvelle proposition d'adjudication est faite en mai 1876.

     

    20/08/1877, rapport de l'ingénieur ordinaire. Il indique que les travaux du pont d'Attigny ont été rapidement conduits et leur achèvement ne peut être remis à l'année prochaine ; les dépenses autorisées montant d'abord à 90000 francs viennent d'être augmentées de 15600 fr par suite de l'approbation de travaux complémentaires indispensables qui doivent être exécutés en même temps que ceux du projet primitif.

     

    20/02/1877, rapport de l'ingénieur ordinaire. Il note que le ministre des TP a approuvé la reconstruction du pont tournant d'Attigny et son remplacement par un pont fixe en tête avec culées en pierre en date du 22/11/1873. Il note qu'un PV de conférence tenue le 7 10 1863 entre l'ingénieur des P et C et le chef du Génie de Sedan, relatif à la reconstruction du pont d'Attigny sur l'Aisne pour le passage de la route départementale 6 des crêtes de Poix à la route nationale 46 de Marle à Verdun, donne une description sommaire des travaux à exécuter. Les travaux du pont sur l'Aisne ont été terminés en 1865. Le projet de reconstruction de ce pont était double et comprenait en même temps le remplacement du pont tournant d'Attigny par un pont fixe en tôle avec culées en pierre ; ces deux ponts devaient s'exécuter simultanément et c'est faute de crédits suffisants qu'ils ne l'ont pas été. Dans cette vallée plane, le seul relief est formé par la digue insubmersible du canal des Ardennes. L'Aisne et le canal sont séparés par cette digue dont la largeur en couronne varie de 6 à 10 mètres sur une longueur d'au moins 4 kilomètres, dont un en amont des ponts d'Attigny et les trois autres en aval entre Attigny et Givry. Les culées des deux ponts sur le canal et sur la rivière d'Aisne sont aujourd'hui séparées par 20 mètres au plus. Ces deux culées dans le projet actuel se confondent et n'en forment plus qu'une seule, c'est à dire que la culée gauche du  pont sur l'Aisne devient en même temps la culée droite du pont sur le canal dont les fondations ont été faites lors de la construction du pont sur l'Aisne. Dans cette culée il a été réservé deux chambres de mines destinées à faire sauter les deux ponts en cas d'événements. L'axe des deux ponts est le même et les deux culées ont dû être communes de manière à gagner une plus grande longueur de rampe et de ne pas trop encaisser par de nouveaux remblais les maisons aux abords et adoucir autant que possible cette rampe.

     

    En 1877, des éboulements endommagent le mur de soutènement du chemin de halage.

  • Archives Nationales, F14 6840 :

    -chemise 120, pont d´Attigny, 1863-1879.

    Projet de reconstruction de ce pont, au croisement de la route avec la rivière d´Aisne. L´ancien pont se composait de 10 travées en bois reposant sur 8 palées en charpente et sur deux culées en maçonnerie ; longueur ancienne du tablier 64,70 m. L´avis de l´ingénieur en chef est que l´on opte pour un pont en maçonnerie ; l´Etat doit accorder une subvention au département des Ardennes pour l´exécuter ; l´Etat devra ouvrir un crédit au service du canal des Ardennes pour enlever la digue gauche du canal aux abords du pont de manière à élargir et réédifier le canal ; il convient d´ajourner la transformation du pont tournant d´Attigny en pont fixe.

     

    Décision ministérielle du 14/08/1863 décide le remplacement de l´ancien pont par un pont en maçonnerie. Ce pont a été livré à la circulation en novembre 1864 ; il est à 21 mètres du pont tournant ; ce pont tournant doit être reconstruit en tôle. Cela comprend la rectification et l´élargissement du canal des Ardennes.

    Dans un rapport de l´ingénieur ordinaire en 1877, ce projet nécessite une augmentation des dépenses. Certains travaux accessoires ont été reconnus indispensables : un développement de longueur ajouté au pont provisoire ; exhaussement de la maçonnerie et de la chaussée du pont sur l´Aisne faisant suite au pont à construire ; rampe d´accès sur le pont et corroie en terre glaise avec cailloutage à exécuter dans la digue insubmersible ; aqueduc-égouts à construire dans la traverse d´Attigny et aux abords du pont ; augmentation dans le cube des terrassements à exécuter.

  • Archives départementales des Ardennes, 3S5/108 :

    Partie latérale à l'Aisne, travaux neufs et de grosses réparations. :

    -22/04/1893, rapport de l'ingénieur ordinaire sur une maison appartenant à l'Etat servant à loger le chef cantonnier du canal à Attigny.  Cette maison a été achetée lors de la construction de ce canal pour loger le portier chargé de la manoeuvre du pont tournant qui existait alors. Le pont tournant ayant été remplacé par un pont fixe, la maison a servi depuis à loger le cantonnier chef du canal. Elle n'est pas indispensable au service de la navigation. Elle peut être échangée avec le docteur Beaudier qui est propriétaire des maisons portant les numéros 167 à 171 contigües à celle de l'état qui porte le numéro 172.

     

    En 1894, cette maison cédée par l'Etat au docteur Beaulier (parcelle D 172) consiste en une maison d'habitation avec fondations, cave, four et maçonnerie d'élévation, pour 3000 francs ; à noter que les éviers, pompe, cabinet d'aisance et accessoires divers comptent pour 300 francs ; le terrain consiste seulement en la maison d'habitation ; le tout est estimé 7042 francs.

     

    Cet échange de terrain a aussi pour but d'accroître la surface du port d'Attigny, actuellement trop exigü, tout en faisant toucher à l'Etat une soulte de 5800 francs. Cela permet de répondre à un besoin réel de la navigation.

     

    L'acte d'échange de terrains date du 10 mai 1894. L'immeuble cédé par l'Etat à Beaudiet avait été acquis par l'Etat lors de la construction du canal des Ardennes suivant PV d'expertise du 5 mai 1834 des héritiers de Pricois Jean Nicolas, propriétaire à Attigny. Les immeubles cédés par Beaudier proviennent des acquisitions faites au cours de la communauté entre lui et son épouse, compris sous les numéros 160 et 161, section D ; ainsi que le terrain D159 acquis du confiseur Jules Félix Thuillier.

  • 20110801605NUCA : Archives nationales, F14 6836.

    20110801606NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 3S5/198.

    20110801607NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 3S5/198.

    20110801608NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 3S5/196.

    20110801609NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 3S5/196.

    20110801654NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 3S5/108.

    20110801637NUCB : Collection particulière

    20110801635NUCB : Collection particulière

    20110801629NUCB : Collection particulière

    20110801630NUCB : Collection particulière

    20110801631NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales, F14.

    6840
Documents figurés
  • Archives départementales des Ardennes, sous-série 3 S 5.

    108 ; 196 ; 198
  • Archives départementales des Ardennes, sous-série 3 S 5.

    196 ; 198