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Présentation de la Villa Rothier

Dossier IA10001051 réalisé en 2016

Fiche

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Aires d'études Troyes I, Sainte-Savine
Adresse Commune : Troyes
Cadastre : 2014 BX 1 à 22, 70, 72 à 76, 100 à 103, 107, 108, 564
Adresse Commune : Sainte-Savine
Cadastre : 2014 AE 507 à 511, 513 à 515, 518 à 520, 523, 524, 881, 952, 953

La Villa Rothier est un lotissement de 1890 situé sur la commune de Troyes et de Sainte-Savine. Il est une des premières formes de lotissement privé, appelé villa, à Troyes de la fin du XIXe - début XXe siècle. Ces lotissements n'étaient pas soumis à l'autorisation administrative concernant la viabilité des terrains qu'imposa les lois du 14 mars 1919 et 19 juillet 1924. Les 36 habitations sont desservies par une voie privée attenante à des voies publiques qui sont la rue Voltaire et la rue Rothier de Troyes ainsi que la rue Emile Gauthier de Sainte-Savine.

Le lotissement s'est agrandi au fil du temps par le rachat de parcelles attenantes par des propriétaires de maisons de la Villa Rothier. Ces nouvelles parcelles fusionnées sont intégrées dans l'inventaire topographique.

Dans le cadre d'une étude générale des lotissements troyens, la Villa Rothier a été choisie pour un inventaire topographique débuté en 2016 et mené sur le terrain en 2017.

Sites de proctection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager

Annexes

  • Texte de la brochure de présentation de l'opération Villa Rothier

    Inventaire & Patrimoine

    La Villa Rothier

    Présentation d’une opération de l’Inventaire général du patrimoine culturel

    Sommaire

    L’Inventaire général du patrimoine culturel sur le territoire de Troyes Champagne Métropole

    Principes, méthodes et conduite de l’opération d’inventaire

    La Villa Rothier : exemple d’un lotissement privé troyen de la fin du XIXe siècle

    I..... Historique du lotissement

    1. Un projet familial

    2. Une entrée monumentale

    3. Le retrait de la famille Rothier

    II.... Les types d’architectures à la Villa Rothier

    1. Généralités sur les maisons de la Villa Rothier

    2. Les immeubles à logements

    3. Les maisons modestes

    4. Les ensembles de maisons jumelles

    5. Les grandes demeures

    III... Les décors extérieurs

    1. Les fermes débordantes sculptées

    2. L’influence Renaissance (Néo-Renaissance du XIXe siècle)

    3. L’influence Art nouveau (fin XIXe – début XXe siècle)

    4. L’influence Art déco (années 1920-1930)

    IV.. Les décors intérieurs

    1. Les décors moulurés et stuqués

    2. Les cheminées

    3. Les sols

    Conclusion

    Documents et sources consultés

    De l’automne 2016 à l’automne 2017, Troyes Champagne Métropole, en partenariat avec la Région Grand Est, a mené une opération d’inventaire du patrimoine sur la Villa Rothier à Troyes.

    Dix-huit propriétaires de la Villa Rothier ont accepté de participer à cette opération en contribuant à l’étude de leur maison.

    Ce document présente le cadre, le déroulement et un résumé des résultats de cette opération. D’autres informations sur la Villa Rothier sont également accessibles à l’adresse Internet http://inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr/.

    L’Inventaire général du patrimoine culturel sur le territoire de Troyes Champagne Métropole

    L’Inventaire général du patrimoine culturel a été créé à l’initiative d’André Malraux, ministre d’État chargé des Affaires culturelles, en 1964 et implanté dans chaque service déconcentré de l’État afin de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine de la France. Cette compétence est ensuite transférée aux Régions par la loi du 13 août 2004. Dès 2012, la communauté d’agglomération Grand Troyes (aujourd’hui Troyes Champagne Métropole) a expérimenté, via son service Maison du patrimoine, un partenariat avec la Région Champagne-Ardenne (aujourd’hui Grand Est) afin de contribuer à l’Inventaire général du patrimoine culturel sur le territoire de la collectivité et de le mettre en valeur. Des opérations ont été menées sur les lavoirs du territoire de l’agglomération et sur le quartier de la gare de Troyes. Ces opérations ont été mises en valeur par les expositions temporaires Un Patrimoine au fil de l’eau en 2013 et Troyes, Quartier Gare (de 1857 à aujourd’hui) en 2016 à la Maison du patrimoine.

    Aujourd’hui, ce partenariat est encore en vigueur à travers le renouvellement de convention triennale entre la Région Grand Est et la communauté d’agglomération Troyes Champagne Métropole avec son territoire composé de 81 communes. Un agent de la Maison du patrimoine Troyes Champagne Métropole est partiellement missionné aux opérations d’inventaire du patrimoine sur le territoire de la collectivité, sous le contrôle scientifique du service Inventaire de la Région Grand Est.

    Principes, méthodes et conduite de l’opération d’inventaire

    À la suite de l’opération menée sur le quartier de la gare de Troyes, la Villa Rothier, exemple de lotissement privé troyen du XIXe siècle, est choisie pour une étude, en accord avec la volonté d’inventorier et de mettre en valeur des éléments du patrimoine se trouvant dans la zone périphérique du bouchon de Troyes.

    Après le repérage d’éléments du patrimoine, le choix et la définition du cadre d’une opération à mener, celle-ci se déroule en trois phases : une première phase de recherche documentaire suivie d’une phase d’enquête sur le terrain avant la phase de rédaction de dossiers. Cette opération d’inventaire n’aurait pu être menée sans la collaboration de services de la Ville de Troyes et du Département de l’Aube ainsi que d’actuels et d’anciens habitants de la Villa Rothier.

    Tout d’abord, la recherche documentaire s’est portée sur des publications générales, des publications spécifiques sur la Villa Rothier, des documents d’archives et des cartes postales issus des fonds des Archives municipales de Troyes, des Archives départementales de l’Aube, de la Médiathèque et de la Maison du patrimoine de Troyes Champagne Métropole. Une liste des éléments consultés est proposée à la fin de ce document.

    Ensuite, l’enquête sur le terrain permet de compléter ces recherches documentaires. Afin d’annoncer l’enquête sur le terrain aux personnes concernées, une rencontre ainsi qu’une présentation à l’association Villa Rothier ont été mises en place et un courrier a été adressé aux propriétaires. Par la suite, l’agent de la Maison du patrimoine en charge de l’opération d’inventaire a pris rendez-vous avec les propriétaires afin de pouvoir étudier l’extérieur des maisons sur place, ainsi que l’intérieur si possible, et de faire des prises de vue. Lors de l’enquête sur le terrain, l’autorisation des propriétaires est requise pour des prises de vues de leur maison à partir de la voie privée et de leur propriété ainsi que pour leur utilisation dans des projets de valorisation. Des dossiers ont dû être complétés par des prises de vues aériennes. Les résultats communiqués ci-dessous ne sont illustrés qu’avec les prises de vue autorisées à la diffusion. D’où parfois le manque d’illustrations ou la présence de vues générales ne permettant pas de voir les détails décrits dans les textes. L’enquête sur le terrain a également servi à échanger avec les propriétaires sur l’historique du lotissement et de leur habitation grâce à la transmission de la mémoire orale et d’archives privées, comme d’anciennes photographies.

    Enfin, la rédaction des dossiers permet de réunir toutes les informations obtenues par la recherche documentaire et l’enquête sur le terrain, en appliquant une méthodologie et un vocabulaire propre à l’Inventaire général du patrimoine culturel. Ces dossiers sont enregistrés sur une base de données servant d’outil de gestion électronique des dossiers d’inventaire du patrimoine et portant l‘acronyme du groupe d’étude interrégional l’ayant créé : GERTRUDE (Groupe d'Etude, de Recherche Technique, de Réalisation et d'utilisation du Dossier Electronique).

    Cette base de données est divisée en deux plates-formes : une accessible au service de l’Inventaire général du patrimoine culturel, une autre pour une diffusion régulée au public via un site Internet.

    La Villa Rothier : exemple d’un lotissement privé troyen de la fin du XIXe siècle

    La Villa Rothier est une des premières formes de lotissement privé, appelé villa, à Troyes dès le XIXe

    siècle. Le lotissement n'était pas encore soumis à l'autorisation administrative concernant la viabilité des terrains qu'imposa les lois du 14 mars 1919 et 19 juillet 1924. Il contient aujourd’hui trente-trois maisons et deux immeubles de logement. Le lotissement est situé sur les communes de Troyes et de Sainte-Savine. De plus, il est desservi par des voies publiques que sont la rue Voltaire et la rue Rothier à Troyes ainsi que la rue Émile-Gauthier à Sainte-Savine.

    I. Historique du lotissement

    1. Un projet familial

    La Villa Rothier porte le nom d’une famille d’industriel cordier dont le commerce était situé rue du Beffroi à Troyes. À la mort de leur mère, le 2 juillet 1883, Émile Rothier et sa sœur Élisa héritent de leurs parents, Nicolas Christophe Rothier et Françoise Leduc, d'une propriété non bâtie située à Troyes, près d'un quartier industriel en lien avec le textile qui s'est notamment développé à partir des années 1860-1870 (comme la société Delostal située dans l’actuelle rue Rothier dès 1863). Avec leur frère Léon Rothier, Émile et Élisa Rothier achètent à François Mérat, cultivateur, un terrain adjacent à leur héritage mais situé sur la commune de Sainte-Savine le 29 mai 1879, qu'ils vont partager en deux parties avec Léon Rothier. Puis, le 24 septembre 1889, Émile et Élisa Rothier achètent un autre terrain sur Sainte-Savine, à la veuve Louise Augustine Évrard et sa fille, adjacent au terrain hérité ainsi qu’à celui précédemment acheté. Le terrain du lotissement est donc la fusion d'un héritage et de deux acquisitions.

    Émile Rothier, en son nom et en tant que mandataire d’Élisa Rothier, vend des parcelles sous le nom Villa Rothier pour lotir autour d'une voie privée dès 1890. Les vendeurs Rothier imposent des charges et des conditions pour les futurs propriétaires, actées par le notaire Alfred Nicolas le 3 juin 1890, afin que la Villa Rothier devienne un lotissement d'aspect bourgeois. En appliquant ce cahier des charges et de conditions, une propriété contient une habitation de dix mètres de hauteur maximum, précédée d’une cour et de clôtures composées de grilles en fer et de piliers en brique de Montiéramey sur lesquels reposent des vases en fonte. Les habitations et les clôtures sont alignées par rapport à la voie, tout en suivant l’exemple des premières constructions faites par les vendeurs Rothier. Ces charges et ces conditions portent également sur l’utilisation des grilles en fer forgé aux entrées du lotissement, la circulation au sein du lotissement et la répartition des frais.

    Malgré la présence d’industries de la bonneterie dans ce quartier, les professions des acheteurs ne sont pas majoritairement issues de ce secteur. Le recueil d’actes notariés du lotissement présente la profession de certains acheteurs : facteur des postes, représentant de commerce, négociant, tailleur de pierre, architecte, comptable, employé au Chemin de fer de l’Est, contrôleur des télégraphes, cordonnier. Différents recensements des habitants, mentionnant la Villa Rothier à partir des années 1920, font apparaître d’autres professions et les professions liées à la bonneterie deviennent plus présentes. Il faut prendre en considération que plusieurs propriétés accueillaient des logements locatifs.

    2. Une entrée monumentale

    L'immeuble d'entrée côté rue Voltaire et les habitations allant du n°1 au 8 (probablement n°10 et 12 également) furent construits par les propriétaires Rothier dès 1890 comme le montre le plan du lotissement lié aux actes notariés et dressé le 5 mai 1890. Les autres parcelles sont rapidement vendues pour accueillir des constructions de 1890 à 1910. L’entrée de la Villa Rothier se monumentalise du côté de la rue Voltaire par un corps de passage avec un portail en bois, dressé sur deux étages, plaqué contre la façade et composé d’un arc en plein cintre supporté par deux consoles. Des pilastres à bossage et des chapiteaux supportent un fronton à base interrompue où apparaissent le nom de la Villa Rothier et un médaillon contenant un monogramme composé des lettres E et R entrelacées, les initiales d’Émile et Élisa Rothier. Les grilles en fer forgé portant le nom Villa Rothier sont encore présentes. Du côté de la rue Rothier, devait également se trouver une entrée moins monumentale composée de grilles entre deux piliers mais plus aucune trace ne subsiste aujourd’hui. Afin d’officialiser son lotissement, Émile Rothier a profité de l’inauguration du Monument des Enfants de l’Aube, le 22 juin 1890, pour proposer dans le programme un banquet à la Villa Rothier.

    3. Le retrait de la famille Rothier

    En 1932, la famille Rothier se sépare de leurs propriétés construites à la Villa Rothier. Cette vente engendre des aménagements opérés par de nouveaux propriétaires. Au fil du temps, il y a eu des destructions, des reconstructions et des extensions de bâtiments encore visibles aujourd'hui dans le lotissement. Certains aménagements intérieurs ont été modifiés par le rattachement des habitations à l’égout public qui s’est réalisé dans les années 1930. De plus, des propriétaires ont agrandi leur propriété par l’acquisition de parcelles voisines dont l'exemple le plus important concerne l’ancien terrain de Léon Rothier, longeant l'actuelle rue Émile-Gauthier et occupé par une corderie, divisé en plusieurs lots au XXe siècle qui ont été achetés par des propriétaires voulant agrandir leur parcelle située sur Sainte-Savine pour disposer d’un jardin, de communs ou d’un garage.

    II. Les types d’architectures à la Villa Rothier

    1. Généralités sur les maisons de la Villa Rothier

    Les premières constructions réalisées pour Émile Rothier semblent être des architectures à pans de bois enduites. La brique est très présente dans les constructions suivantes, utilisée seule ou mêlée à la pierre calcaire. Dans ce dernier cas, les murs sont généralement composés de chaînes en brique, souvent harpées, et d’un remplissage en pierre.

    En général, les couvertures utilisées dans la Villa Rothier sont généralement des toits à longs pans en tuile (mécanique ou plate), en ardoise et des terrassons en métal. Le plan au sol est souvent régulier, de plan rectangulaire (allongé ou massé) et en L. Selon le cahier des charges, les habitations ne pouvaient excéder dix mètres de hauteur, elles sont donc généralement composées, au-dessus d’un sous-sol, de deux étages, dont un rez-de-chaussée surélevé, auxquels s’ajoute un étage en surcroît qui correspond le plus souvent au logement du personnel de maison. L’agencement intérieur est généralement composé d’un vestibule central au rez-de-chaussée desservant une pièce de chaque côté (salle à manger adjacente à une cuisine, salon). Au fond du vestibule, une porte est parfois présente afin de séparer les pièces de réception et l’escalier menant aux pièces de vie à l’étage.

    Parmi les habitations de la Villa Rothier, certaines se distinguent du paysage par leur architecture : des immeubles à logement, des maisons modestes, des ensembles de maisons jumelles, des grandes demeures.

    2. Les immeubles à logements

    L’immeuble de l’entrée de la Villa Rothier, situé rue Voltaire, est composé d’un corps principal de plan rectangulaire avec deux ailes en retour d'équerre. Seule la façade du corps de passage, du côté de la rue Voltaire, est richement décorée. Une attestation enregistrée par le notaire Jacques Brachin le 5 février 1958 présente l'agencement de l'immeuble en 1932. Cet ensemble comprenait trois magasins, onze logements et six chambres. Au rez-de-chaussée, cet immeuble accueille des commerces en façade et des logements à l’arrière pourvus d’une cuisine. Au premier étage, se trouvaient des logements pourvus d’une cuisine et d’un cabinet de toilette contrairement à ceux des étages supérieurs. Le troisième étage mansardé ne comprenait que des chambres locatives. Selon une étude du 2 mai 1958 sur un projet d'incorporation dans la voirie urbaine de la voie privée Villa-Rothier, les caves voûtées de l'immeuble étaient situées jusque sous la voie privée au niveau du passage couvert. Un des deux espaces verts situés devant les ailes accueille une descente de cave et autrefois des latrines communes aux locataires.

    Un deuxième immeuble à logements adopte un plan rectangulaire. La façade ordonnancée, dont deux travées sont surmontées d'une lucarne, et rythmée par des cordons en bois séparant les niveaux. L'immeuble est composé d'une cave en pierre séparée en deux espaces, dont un seul est voûté en brique, qui possédaient chacun leur descente de cave de chaque côté de la porte d'entrée avant que celle de gauche soit fermée et remplacée par un jour-de-terre[2] pour faire place à des branchements et des canalisations. La cave est plus petite, d'une travée à chaque extrémité, que le rez-de-chaussée qui repose dessus. Hormis le sous-sol, tous les sols sont en parquet en chêne. L'immeuble comprenait quatre logements ainsi que deux chambres aménagées dans les combles qui sont devenues des logements aujourd'hui. Le rez-de-chaussée comprend un vestibule central qui dessert un logement de chaque côté et un escalier tournant à retours avec jour, suspendu, en charpente, desservant les autres étages. Les logements sont composés de deux pièces de vie principales auxquelles s'ajouteront les salles d'eau lors du rattachement à l'égout public dans les années 1930.

    3. Les maisons modestes

    Par rapport à l’ensemble des maisons présentes dans la Villa Rothier, trois maisons de la fin du XIXe siècle paraissent plus modestes que les autres dans leur forme, avec seulement un rez-de-chaussée et un étage en surcroît ou un comble aménagé comme étage habitable.

    - Plan rectangulaire

    La première maison, de 1890, possède un corps de logis, de plan rectangulaire, couvert d'une toiture à longs pans avec croupes. Les lieux d'aisance primitifs sont encore présents dans un petit local indépendant situé dans l'angle arrière gauche de la parcelle. La façade et l’élévation postérieure sont à trois travées ; la façade étant ordonnancée autour de la porte d'entrée surmontée d'une lucarne, montrant la date 1890, et précédée par un perron. Il n'y a pas d’ouverture sur les côtés latéraux de la maison hormis, sur le côté droit, une porte secondaire desservant la cuisine, accessible par un escalier abritant lui-même une descente de cave. Pour l’agencement intérieur, au rez-de-chaussée, un vestibule central dessert une salle à manger, une chambre et une cuisine. L'étage de comble aménagé accueillait une chambre de bonne.

    Une deuxième maison similaire se trouvait sur une parcelle adjacente ; elle a été détruite et remplacée par une autre maison en 1930.

    - Plan en L

    La troisième maison modeste, de 1897, adopte un plan régulier en L, couvert d'un toit à longs pans en tuile sur le corps principal et d'une toiture en appentis en métal sur le corps secondaire. La porte d'entrée principale, située dans l’angle intérieur du L, n'est pas axée sur la voie. Un essentage d’ardoise revêt une extension de l’étage supérieur.

    4. Les ensembles de maisons jumelles

    Parmi les cinq ensembles de maisons jumelles de la Villa Rothier, avant l’ajout d’extensions pour certains, trois adoptent un plan régulier rectangulaire, un en U et un en double L. Les ensembles, séparés en leur milieu, sont composés de deux logements dont chacun a son entrée principale à l’extérieur.

    - Plan rectangulaire

    Parmi les ensembles de maisons jumelles avec un plan rectangulaire, à l’origine, deux sont de plan allongé et quasi-identique, datant de 1892 et de 1893. Les façades sont composées de six travées, ordonnancées autour de l’axe médian séparant les logements, et surmontées d’une lucarne sur la troisième et la quatrième travée. Afin de ne pas briser la composition de la façade, sans devoir créer des ouvertures inutiles, des tables en brique et en pierre apparaissent au-dessus des portes principales.

    Un ensemble de maisons jumelles, datant de 1894, est de plan rectangulaire massé avec des élévations à travées. L'entrée se fait par les élévations latérales, perpendiculaires à la rue.

    - Plan en U

    L’exemple d’ensemble de maisons jumelles avec un plan d'origine régulier en U, du début du XXe siècle et auquel une extension carrée s’est ajoutée sur chaque côté, est couvert d'un toit à plusieurs pans. En 1948-1949, une demande de permis de construire concerne l'ajout d'un garage au rez-de-chaussée, surmonté d'une chambre à l'étage, sur la gauche de la première maison par l'architecte Adolphe Beltier. Cette extension, de base carrée, est couverte par un toit-terrasse. Probablement entre 1910 et 1920, une extension fut construite sur le côté droit de la deuxième maison ainsi qu'un porche devant la porte d'entrée, sûrement en remplacement d’un porche en bois identique à la première maison. L'extension de droite est de base carrée et couverte par un toit en pavillon.

    - Plan en double L

    La parcelle correspondant à la maison de gauche apparaît dans le plan associé aux actes de vente du lotissement primitif par le notaire Alfred Nicolas s’échelonnant de 1890 à 1908 mais aucune vente n'y est associée. Cependant, sur ce plan, la parcelle adjacente contient déjà un bâtiment appartenant à Émile Rothier mais sans l’autre corps perpendiculaire aujourd'hui présent. De ce fait, la construction de la maison de gauche devait être encore en projet lors de la levée du plan et a dû se réaliser par la suite pour Émile Rothier avec le corps perpendiculaire sur la maison de droite. L'ensemble est composé de deux corps allongés, plus grand du côté droit, flanqué de deux corps perpendiculaires au centre. Ces derniers sont couverts de toits transversaux à pignons, parallèles, présentant une ferme débordante sur rue. L'une des toitures est en tuile et l'autre en ardoise (hormis un pan arrière en tuile), reliés par une souche de cheminée commune et un terrasson en métal. La façade principale est rythmée par des bandeaux en bois soulignant les ouvertures et séparant les niveaux supérieurs. L'élévation postérieure est composée de chaînes harpées en brique encadrant un mur en pierre non enduit.

    5. Les grandes demeures

    Un premier exemple est une maison construite en 1909 sur des plans dessinés par L. Frénot, architecte de Maizey dans la Meuse. Le corps de logis, de plan régulier en T, est couvert de deux toits à longs pans perpendiculaires terminés d’un côté par une ferme débordante, de l’autre par une demi-croupe débordante. Une tour-porche, placée dans l'angle rentrant du côté gauche, est coiffée d'une flèche carrée. Des chaînes d'angles harpées en brique et des encadrements de même type, mais auxquels s’ajoutent la pierre, délimitent un appareil polygonal en pierre. La tour-porche se distingue à partir du premier étage par un essentage d'ardoise et des ouvertures élancées. Le dernier niveau se différencie des autres par l'utilisation d'arc en plein-cintre et de baies géminées pour les ouvertures. L'élévation de la façade principale correspond à celle proposée au permis de construire en 1909, hormis l'essentage d'ardoise de la tour-porche qui n'était pas prévu ; la forme des balcons est également différente. Selon les autres plans de ce permis de construire, l'intérieur est généralement agencé de trois pièces principales à chaque étage accompagnées d'espaces de distribution. Le sous-sol sert pour le stockage, le rez-de-chaussée pour des pièces de vie, le premier étage et le comble pour des chambres.

    Un deuxième exemple est la dernière maison construite à la Villa Rothier. Réalisée en 1930-1931, pour un industriel en bonneterie, afin de remplacer une ancienne maison plus modeste. Elle est l'œuvre de l'architecte Adolphe Beltier et de l'entrepreneur L. Bourbon de Troyes (dates et signatures sur la façade principale). Le corps de logis, de plan rectangulaire avec un avant-corps latéral d'une travée à la façade antérieure, est couvert par deux toitures à longs pans perpendiculaires avec avant-toit et demi-croupe. Une allée longe le corps de logis par la gauche et rejoint un garage construit en brique rouge et jaune. Les élévations sont généralement rythmées par l'alternance de chaînes verticales en brique et de remplissage en pierre calcaire blanche. Le soubassement de la façade, en gros appareil, est percé de deux soupiraux et interrompu par un perron. L'avant-corps latéral se distingue par la présence d'un balcon. Le deuxième niveau est séparé de l'étage en surcroît par un entablement. Sur ce dernier niveau, le remplissage est enduit mais les chaînes en brique restent apparentes. L'élévation postérieure se distingue des autres élévations par une baie en plein cintre marquant la place de l'escalier. Les plans présentés avec le permis de construire nous renseignent sur la composition des étages : des pièces de réception et de vie se trouvent au rez-de-chaussée et les deux autres étages sont réservés à des chambres et salle de bain. En 1968, le décor intérieur de la salle à manger et de la cuisine, situés à droite du vestibule au rez-de-chaussée, fut entièrement remplacé et de nouvelles ouvertures vers l'extérieur furent percées.

    Malgré un cahier des charges et d’obligations assez précis sur différents aspects de la Villa Rothier, l’architecture des maisons était libre (hormis la limite des dix mètres de hauteur et un alignement par rapport à la voie). Par conséquent, chaque propriétaire a pu faire construire selon ses goûts, influencés par les tendances de l’époque. L’inventaire qui a été mené ne révèle pas des styles architecturaux à la Villa Rothier, seulement des influences exprimées par une réinterprétation ou l’emprunt de détails pour le décor.

    III. Les décors extérieurs

    La majorité des décors de la Villa Rothier évoque la Belle Époque (fin XIXe siècle - début XXe siècle) avec des façades polychromes qui résultent des propriétés et des caractéristiques des matériaux utilisés. L’alternance de brique de plusieurs coloris mais également avec de la pierre calcaire dans les murs permet de faire apparaître des pans colorés ou un calepinage de motifs géométriques et souvent en frise. Quant à l’utilisation de crépi, des nuances de jaune et de blanc sont aujourd’hui présentes et pourraient correspondre aux couleurs utilisées à l’origine des constructions.

    Certains propriétaires ont marqué leur demeure ou leur grille d’entrée par un monogramme.

    1. Les fermes débordantes sculptées

    Bien que Troyes soit connue pour ses architectures à pans de bois, des maisons de la Villa Rothier adoptent un décor sculpté sur des fermes débordantes plutôt influencé par la tendance des chalets suisses ou les architectures néo-normandes du XIXe siècle.

    2. L’influence Renaissance (Néo-Renaissance du XIXe siècle)

    L’influence de la Renaissance se ressent dans la façade d’une maison construite en 1897. Elle est rythmée de chaînes harpées et de bandeaux en pierre. Le pignon à redents en brique et chantourné en pierre rappelle l’architecture flamande. Ce type de pignon est présent sur une autre maison de la Villa Rothier. Un décor en pierre sculptée apparaît sur les couronnements des ouvertures du rez-de-chaussée et de la travée centrale de la façade principale. Les plates-bandes des fenêtres sont munies d'un larmier se terminant par des pendeloques. Entre les fenêtres se trouve une frise de pointes de diamant alignée à celle du couronnement de la porte. Le couronnement de la porte comprend également une agrafe représentant des végétaux, mais une seule extrémité est décorée car l'autre disparaît au niveau de l'avant-corps. La frise de bossage rectangulaire en pointe de diamant est supportée par une console à volutes à ornements pendants. Au-dessus du couronnement de la porte, une chaîne en pierre souligne la travée et se termine par un chapiteau corinthien avec un bouquet de fleurs pendant à l'astragale ; ce chapiteau est surmonté d'un masque. Le couronnement de l'ouverture du niveau supérieur de la travée centrale contient une agrafe cannelée et une frise de volutes.

    À une autre maison, une extension, construite vers les années 1920-1930, contient une fenêtre passante richement décorée. Elle est surmontée d'un fronton cintré mêlant la brique rouge à la pierre calcaire sculptée. L’arc en brique contient une clé d’arc en pierre, ornée d’une agrafe cannelée et de trois glyphes avec une fleur posée sur le glyphe central, qui soutient un socle portant une corbeille végétalisée d’où sort un pyramidion surmonté d’une boule d’amortissement. Le tympan est orné d’un médaillon muet entouré de volutes, de rinceaux et de coquilles.

    3. L’influence Art nouveau (fin XIXe – début XXe siècle)

    L’influence Art nouveau est présente dans la porte-fenêtre d’une extension d’un ensemble de maisons jumelles. Cette porte-fenêtre comporte un registre supérieur en vitrail de style Art nouveau dans lequel sont utilisés du verre imprimé vert à effet d'ondulation, du verre plat orange ainsi que du verre imprimé de type cathédral bleu et violet.

    Certaines maisons sont ornées d’éléments évoquant l’Art nouveau telles que des céramiques vernissées et de ferronneries sur lesquelles sont mises en avant l’esthétique de la courbe à travers des motifs végétaux et floraux ainsi que des cabochons.

    4. L’influence Art déco (années 1920-1930)

    La façade d’une maison construite vers 1890 a subi des modifications influencées par l’Art déco. L'ensemble était composé à l'origine d'un corps allongé, couvert d'un toit à longs pans en tuile et flanqué d'un pavillon sur le côté droit. L'élévation principale du corps allongé était, à l'origine, une élévation ordonnancée autour de la travée centrale rythmée par un bandeau soulignant les ouvertures. Aujourd'hui, un jeu de surface dans le revêtement met en valeur les travées latérales et la travée centrale qui a été doublée et surmonté d’un fronton surbaissé dit en arbalète. Les garde-corps représentent une file de chevrons. Des frises d'éléments toriques sont présentes sur le haut de la façade Art déco.

    La grande maison construite dans la Villa Rothier en 1930 est également influencée par l’Art déco avec notamment le calepinage en damier de brique jaune au niveau des allèges, les motifs des garde-corps, le balcon avec ses deux consoles en forme de blocs carrés, l’utilisation de certaines baies en plein cintre, les pignons à pans coupés.

    IV. Les décors intérieurs

    Le décor intérieur est plus important dans les pièces de réception du rez-de-chaussée, c’est-à-dire le vestibule, la salle à manger et le salon. Il peut s’exprimer au sol par la mosaïque et le granito alors que les murs et les plafonds peuvent être moulurés.

    1. Les décors moulurés et stuqués

    On trouve généralement de simples moulures mais d’autres moulures peuvent être agrémentées de différents éléments (oves et dards, guirlandes végétales ou florales, etc.). Celles-ci peuvent encadrer des travées de cheminées ou des panneaux de motifs stuqués. Une maison a un décor intérieur très riche en moulures et décors stuqués composés de motifs floraux ou de files de piastres. Le dessus-de-porte présenté ici contient un panneau composé de guirlandes de fleurs attachées à un vase situé au centre de la composition.

    Des motifs stuqués se trouvent souvent à la base de l’attache d’anciens lustres.

    2. Les cheminées

    De nombreuses cheminées en marbre de différentes couleurs (noir, blanc, gris, vert, rouge, etc.) sont présentes dans la Villa Rothier, des plus simples ou plus développées comme la cheminée en marbre blanc présentée ici. Le manteau est composé de deux colonnes au fût cannelé se terminant par un chapiteau composite soutenant la tablette. Entre les deux chapiteaux, se trouve deux rameaux liés par un ruban.

    De plus, une cheminée Art déco a également été recensée dans la chambre d’une maison. Le manteau est en marbre blanc veiné de noir où se trouve au centre un médaillon hexagonal renfermant un motif de fleurs.

    3. Les sols

    Le sol des pièces était généralement recouvert de parquet mais le sol du vestibule pouvait être recouvert de granito, de motifs géométriques en mosaïque ou représentés sur des carreaux de ciment.

    Conclusion

    Les résultats de cette étude sur la Villa Rothier, lotissement privé de la fin du XIXe siècle, montre une hétérogénéité dans les constructions qui, cependant, font partie d’un ensemble cohérent qu’est le lotissement.

    Lors de la création du lotissement en 1890, Émile et Élisa Rothier souhaitent un lotissement d’aspect bourgeois en imposant des règles à leurs acheteurs afin de créer une certaine homogénéité autour de la voie privée : grilles en fer et piliers en brique doivent être identiques, seule la construction d’habitation est autorisée, les constructions doivent être en retrait de deux mètres par rapport à la voie, les constructions ne peuvent excéder dix mètres de hauteur, etc.

    Néanmoins, les vendeurs Rothier n’imposent pas un style architectural dans les constructions. Nous pouvons toutefois supposer qu’Émile Rothier a essayé d’inspirer ses voisins avec diverses constructions en pans de bois déjà réalisées pour son compte à l’entrée du lotissement (l’ensemble du n°1 à 8 contient des immeubles et maisons individuelles différents) dès sa mise en vente. Mais, le pan de bois fut vite remplacé par l’utilisation de la pierre et de la brique dans les constructions suivantes. Des influences se décèlent par l’utilisation de diverses formes et matériaux pour le décor des constructions des débuts du lotissement qui offre un paysage architectural varié et polychrome. Outre les ajouts tardifs du XXe siècle dans ce paysage, la Villa Rothier reste un témoin des diverses pratiques architecturales qui s’opéraient pendant l’époque charnière de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

    Documents et sources consultés

    Différentes publications, documents d’archives et cartes postales sur la Villa Rothier ont été consultées lors de la recherche documentaire et de l’enquête sur le terrain. À cela s’ajoute les témoignages oraux, les documents en possession des habitants et de l’association Villa Rothier, ainsi qu’une opération d’inventaire, réalisé sur les vitraux de l’Aube, dont certains vitraux de la Villa Rothier.

    Publications générales et spécifiques à la Villa Rothier

    - BÉRISÉ, Claude. La Villa Rothier ou les joies de la réglementation. La Vie en Champagne, mai 1992, n°431, p. 8-15.

    Cette article étudie et résume le cahier des charges imposé par les vendeurs Rothier aux acquéreurs du lotissement Villa Rothier.

    - HUMBERT, Jean-Louis. La Villa Rothier. Press'Troyes, octobre 2002, p. 18-19.

    - HUMBERT, Jean-Louis. Troyes. Bourgeoises et ouvrières. Maisons du XIXe. Troyes : Sauvegarde et avenir de Troyes, 2005, p. 33.

    Ces publications présentent un historique et des descriptions du lotissement.

    Documents d’archives

    - AD Aube. 2E6/540. Archives notariales de maître Alfred Nicolas. mai-juin 1890.

    Ce dossier contient les actes notariés liés à la Villa Rothier présentant l’historique de création du lotissement, le cahier des charges ainsi que les ventes du lotissement Villa Rothier comprises entre 1890 et 1908.

    - AM Troyes. 1O736. Villa Rothier.

    Ce dossier contient diverses pièces : un article de l’Est Éclair sur la Villa Rothier, des documents du syndicat Villa Rothier présentant les propriétaires et les propriétés dans les années 1930, divers plans de rattachement de certaines maisons à l’égout public dans les années 1930, un projet non abouti d’incorporation dans la voirie urbaine de la voie privée Villa-Rothier le 2 mai 1958, un sous-dossier pour une procédure concernant l’adjudication des travaux de mise en état de viabilité de la Villa Rothier.

    - AM Troyes. 3O394. Permis de construire n°438, 19 juin 1934.

    Éléments pour une demande de permis de construire un étage supplémentaire au-dessus d’un garage situé au n°3 Villa Rothier.

    - AM Troyes. 3O378. Permis de construire n°1979, 1930.

    Éléments pour une demande de permis de construire la maison située au n°9 Villa Rothier.

    - AM Troyes. 3O425. Permis de construire n°225, 1948-1949.

    Éléments pour une demande de permis de construire un garage au n°15 Villa Rothier.

    - AM Troyes. 3O517. Permis de construire n°2813, 1963.

    Éléments pour une demande de permis de construire un étage supplémentaire à la maison.

    - AM Troyes. 4O189. Permis de construire n°PC19090149, 1909.

    Éléments pour une demande de permis de construire la maison située au n°35 Villa Rothier.

    - AM Troyes. 1F65, 1F68, 1F71, 1F74. Recensement – deuxième section, 1921, 1926, 1931, 1936.

    Recensements des habitants de Troyes dont ceux de la Villa Rothier avec les employés de maison.

    - Médiathèque Troyes Champagne Métropole. Port. loc. 108, carton 517/32. Supplément du Petit Troyen, Inauguration du Monument des Enfants de l’Aube, 22 juin 1890.

    Le journal Le Petit Troyen présente le programme de l’inauguration du Monument des Enfants de l’Aube dans lequel apparait le banquet à la Villa Rothier.

    Cartes postales et photos

    - Environs de Troyes - Sainte-Savine - Villa Rothier. Troyes : Ch. Gris. impression photomécanique : carte postale (AD Aube. 8FI7364).

    - Troyes - Villa Rothier. Troyes : Veuve Bertrand éditeur, [cachet 1906]. impression photomécanique : carte postale (Médiathèque Troyes Champagne Métropole. CP 6398).

    - Troyes - Villa Rothier. Troyes, [cachet 1910]. impression photomécanique : carte postale (Médiathèque Troyes Champagne Métropole. CP 6396).

    - Troyes (Aube) - La Villa Rothier, Troyes : édition Beuve. impression photomécanique : carte postale (Médiathèque Troyes Champagne Métropole. CP6397).

    - [Ancienne maison du n°9 Villa-Rothier], [début XXe siècle]. photographie positive (coll. particulière André Boisseau).

    - La maison d'en face [au n°10-12 Villa Rothier], [28 mai 1942]. photographie positive (coll. particulière André Boisseau).

    - De la chambre de Léon [maison n°14 Villa-Rothier vue depuis une chambre de l'étage du n°9 Villa-Rothier], [1940]. photographie positive (coll. particulière André Boisseau).

Références documentaires

Bibliographie
  • HUMBERT, Jean-Louis. Troyes. Bourgeoises et ouvrières. Maisons du XIXe. Troyes : Sauvegarde et avenir de Troyes, 2005.

(c) Troyes Champagne Métropole – Maison du patrimoine (c) Troyes Champagne Métropole – Maison du patrimoine ; (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général - Ehrhart Lionel
Lionel Ehrhart

Agent culturel de la Maison du patrimoine Troyes Champagne Métropole.


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