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Saint-Richard, ancien moulin de Vaux-la-Douce

Dossier IA52001026 réalisé en 2015

Fiche

Cité à partir de 1242, le domaine de Waudinvêvre n’est d’abord qu’une terre, un bois et une fontaine qui jalonnent la limite sud du territoire abbatial dans la vallée, à mi-chemin de Velles, bordant les bois de Chaumondel (auj. Pisseloup). L’origine de la ferme actuelle (ill. IVR21_20155200678NUCA) se confond avec l’aménagement de la vallée : les moines entreprirent en effet d’assainir les fonds humides (milieu argilo-marneux) en créant quatre retenues, deux en amont et deux autres en aval de l’abbaye. Deux moulins au moins utiliseront les chutes : le Petit Moulin devant l’abbaye et celui de Waudinvêvre sur le troisième étang, rebaptisé ensuite le Moulin et Grange sous l’Étang, puis de la Scie à Eau (AD52, 30H18, 1522 et 30H21, 1592) indiquant au passage le type d’installation artisanale. Au siècle suivant, à la suite de sa vente à Georges Payn, sergent royal au grenier à sel de Langres en 1597, cette terre ”qui anciennement est appelée et nommée Vaudinvevre”, prit le nom de son nouveau propriétaire (AD52, 30H17) jusqu’au XVIIIe siècle (Plan des terres de l’abbaye, AD52, 30H9). Le nom de Saint-Richard apparaît alors (Cassini) et semble tenir jusqu’au milieu du XIXe siècle (État-major) pour finalement s’imposer. On notera par ailleurs que le cadastre de 1840 le figure sous le nom de ”Moulin Cabotte”. Et pour ne rien arranger, un acte du 25 janvier 1621 mentionne la vente entre particuliers de parts ”d’un gagnage appellé la grange des Essarts ou Pahin consistant en terres labourables prés et vignes, scitué tant sur le finage dudit Velles que sur celuy de l’abbaye fond et sol, sur lequel est batie la maison dudit gaignage” (AD52, 30H18). L’assimilation à la grange de Pahin (ou Payn) exclut donc tout rapprochement avec l’actuelle ferme des Essarts. Cette dernière, pourtant dotée d’un second vocable (La Grange Rouge), demeure très difficile à percevoir dans les textes en raison de la sur-utilisation du toponyme ”essart” à l’abbaye comme à proximité. La configuration de l’espace monastique en est la cause : sans accroissement externe hormis le Champ-Rotard, l’augmentation de la surface agraire ne pouvait se faire qu’au détriment des bois, c’est-à-dire en essartant (Wissenberg, L'espace monastique de l'abbaye de Vaux-la-Douce, à paraître).

Les métairies ayant été reconstruite au XVIIIe siècle, il n’y a rien a priori à attendre de plus ancien. À Saint-Richard, demeure le logis dont la structure a été entièrement remaniée et surtout le vaste bâtiment qui abritait le moulin, légèrement surélevé en raison du surplomb occasionné par le bief et l’ancien déversoir qui le traversait et sur lequel se situait le mécanisme et les roues. Côté nord, la bâtisse a conservé un beau pignon avec sa porte charretière à arc segmentaire (XIXe s. ?) (ill. IVR21_20155200425NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Saint-Richard, Cabotte, Moulin Sous l'Étang, Payn, Waudinvêvre
Destinations moulin, ferme
Parties constituantes non étudiées moulin, ferme
Dénominations moulin
Aire d'étude et canton Laferté-sur-Amance
Adresse Commune : Voisey
Lieu-dit : Ferme de Saint-Richard Vaux-la-Douce
Cadastre : 2000 508ZV 16-17

Cité à partir de 1242, le domaine de Waudinvêvre n’est d’abord qu’une terre, un bois et une fontaine qui jalonnent la limite sud du territoire abbatial dans la vallée, à mi-chemin de Velles, bordant les bois de Chaumondel (auj. Pisseloup). L’origine de la ferme actuelle (ill. IVR21_20155200678NUCA) se confond avec l’aménagement de la vallée : les moines entreprirent en effet d’assainir les fonds humides (milieu argilo-marneux) en créant quatre retenues, deux en amont et deux autres en aval de l’abbaye. Deux moulins au moins utiliseront les chutes : le Petit Moulin devant l’abbaye et celui de Waudinvêvre sur le troisième étang, rebaptisé ensuite le Moulin et Grange sous l’Étang, puis de la Scie à Eau (AD52, 30H18, 1522 et 30H21, 1592) indiquant au passage le type d’installation artisanale. Au siècle suivant, à la suite de sa vente à Georges Payn, sergent royal au grenier à sel de Langres en 1597, cette terre ”qui anciennement est appelée et nommée Vaudinvevre”, prit le nom de son nouveau propriétaire (AD52, 30H17) jusqu’au XVIIIe siècle (Plan des terres de l’abbaye, AD52, 30H9). Le nom de Saint-Richard apparaît alors (Cassini) et semble tenir jusqu’au milieu du XIXe siècle (État-major) pour finalement s’imposer. On notera par ailleurs que le cadastre de 1840 le figure sous le nom de ”Moulin Cabotte”. Et pour ne rien arranger, un acte du 25 janvier 1621 mentionne la vente entre particuliers de parts ”d’un gagnage appellé la grange des Essarts ou Pahin consistant en terres labourables prés et vignes, scitué tant sur le finage dudit Velles que sur celuy de l’abbaye fond et sol, sur lequel est batie la maison dudit gaignage” (AD52, 30H18). L’assimilation à la grange de Pahin (ou Payn) exclut donc tout rapprochement avec l’actuelle ferme des Essarts. Cette dernière, pourtant dotée d’un second vocable (La Grange Rouge), demeure très difficile à percevoir dans les textes en raison de la sur-utilisation du toponyme ”essart” à l’abbaye comme à proximité. La configuration de l’espace monastique en est la cause : sans accroissement externe hormis le Champ-Rotard, l’augmentation de la surface agraire ne pouvait se faire qu’au détriment des bois, c’est-à-dire en essartant (Wissenberg, L'espace monastique de l'abbaye de Vaux-la-Douce, à paraître).

Les métairies ayant été reconstruite au XVIIIe siècle, il n’y a rien à attendre de plus ancien. À Saint-Richard, demeure le logis dont la structure a été entièrement remaniée et surtout le vaste bâtiment qui abritait le moulin, légèrement surélevé en raison du surplomb occasionné par le bief et l’ancien déversoir qui le traversait et sur lequel se situait le mécanisme et les roues. Côté nord, la bâtisse a conservé un beau pignon avec sa porte cochère à arc segmentaire (XIXe s. ?) (ill. IVR21_20155200425NUCA).

Période(s) Principale : 19e siècle , (?)

Les métairies ayant été reconstruite au XVIIIe siècle, il n’y a rien a priori à attendre de plus ancien. À Saint-Richard, demeure le logis dont la structure a été entièrement remaniée et surtout le vaste bâtiment qui abritait le moulin, légèrement surélevé en raison du surplomb occasionné par le bief et l’ancien déversoir qui le traversait et sur lequel se situait le mécanisme et les roues. Côté nord, la bâtisse a conservé un beau pignon avec sa porte charretière à arc segmentaire (XIXe s. ?) (ill. IVR21_20155200425NUCA).

Murs grès moellon enduit partiel
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à longs pans pignon couvert
toit à deux pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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