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Scieries

Dossier IA51001694 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne
Dénominations scierie

La catégorie des scieries présente 78 sites étudiés en Champagne-Ardenne.

La Haute-Marne est de loin le département le mieux représenté avec 51 sites (65%), puis vient l'Aube avec 13 sites (soit 17%) et enfin la Marne avec 12 sites (soit 15 %). Le cas des Ardennes est particulier puisque 57 mentions de scieries avaient été recensées dans les sources mais seules deux (soit 3%) ont été étudiées au regard de la définition de la mission de l'époque (bâtiments en matériau pérenne et d'une certaine ampleur).

En ce qui concerne la répartition intra-départementale, les scieries marnaises se situent sur les franges ouest (forêts de la Montagne de Reims) et est (forêt argonnaise), et celles de l'Aube en grande majorité dans la moitié sud du département bien plus fournie en forêt que les grandes plaines céréalières du nord.

La forêt haut-marnaise étant implantée de manière plus uniforme, les scieries sont réparties plus largement sur le territoire. Des pôles se dessinent tout de même notamment à proximité du vaste massif d'Arc-Chateauvillain, dans la vallée de la Marne entre Foulain et Donjeux (forêt du Corgebin, de l'Etoile, massif du Heu...), du Rognon (massif de Doulaincourt-Roches-Bettaincourt) ou de la Blaise (forêt de Blinfey, avec notamment 4 scieries pour le seul village de Dommartin-le-Saint-Père) et, au nord, à proximité de la forêt du Val et de la vaste forêt du Der. Le fait que nombre d'entre-elles se situe dans des vallées n'est pas anodin puisque la force hydraulique (Marne, Rognon, Blaise par ex. pour la Haute-Marne) fut le premier moyen de mouvoir les grandes scies. Le passage à l'énergie vapeur (puis à l'électricité) a permis de s'affranchir de cette contrainte naturelle et l'implantation de scieries au plus près de la ressource (Schmitt à Bologne, Roux à Donjeux) voire en plein cœur des forêts (Doulaincourt).

Activité ancestrale, le secteur n'a cessé de se restreindre et de se recentrer sur les plus grandes d'elles. La grande tempête de 1999 a encore éprouvé une nouvelle fois le secteur et poussé les scieries qui n'avait su se moderniser à la fermeture (Roux à Donjeux par exemple). Certaines sont à l'abandon, d'autres ont été détruites ou transformées en magasins de commerce, en entrepôt ou bien reconverties dans la transformation du bois (fiche collective « usine liée au travail du bois »).

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

36 sites (soit 41%) n'ont connu d'autre activité que le sciage et leur morphologie est assez caractéristique : une vaste aire de stockage des bois à transformer avec quelques par des portiques métalliques de manutention (Estissac). On rencontre souvent un bâtiment type de forme allongée, construit en rez-de-chaussée, et souvent répétés plusieurs fois et accolés les uns aux autres (Essoyes).

Quelques sites conservent encore une cheminée d'usine en brique (Jeugny, Gaston Saint-Rémy et ses Fils à Saint-Dizier) voire une salle des machines (S.A. Briffoteaux fils et Cie à Eclaron) et un logement patronal (Vallentigny). Sur les sites importants sont encore parfois conservés une conciergerie (Vitry-le-François) et des logements ouvriers (Marillier à Maranville ou Montier-en-Der).

Pour ce qui est des matériaux mis en œuvre, le bardage bois couvre encore largement des structures en bois des scieries auboises ; dans la Marne et la Haute-Marne, les matériaux pérennes dominent : pan-de-métal avec remplissage en brique (Druart à Reims, Poissons, Valcourt), moellon (Schmitt à Bologne) ou bien l'essentage de tôle (Roux à Gudmont) qui a souvent pris le relais du bardage bois.

Les toits sont en très grand majorité à longs pans et couverts de tuiles mécaniques ou de tôle et la scierie Boucton à Reims présente le seul exemple de shed.

17 autres sites (soit 20%) ont connu pour première activité le sciage et une activité de transformation du bois en parallèle (menuiserie, meubles ; voire la fiche collective correspondante) ou bien qui a pris la suite de la scierie.

Sur le reste des sites (soit 42%), une activité a préexisté ; très souvent il s'agit de moulins dont la morphologie est encore bien lisible (Dommartin-le-Saint-Père, Val-des-Choux à Chaumont) ou bien d'établissements métallurgiques comme des haut-fourneaux (Cour-l'Evêque).

Pour ces deux dernières catégories, la morphologie est donc très hétérogène, l'activité de sciage ayant plus ou moins transformé le site de départ ou bien l'activité qui a pris la suite a modifié la scierie primitive.

Décompte des œuvres bâti INSEE 1500
repérées 250
étudiées 78