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Sérieux, ancienne grange de Chéhéry

Dossier IA08002530 réalisé en 2015

Fiche

Localisée dans l’angle sud-est du territoire abbatial, Sérieux (08- Exermont) est l’une des granges de Chéhéry les moins mal renseignées (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA). Elle semble avoir pour origine une donation du comte de Grandpré, bienfaiteur et gardien de l’abbaye : le lieu de ”Cirues” est mentionné en 1234 dans la garde comtale (J. Jailliot, ”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1896, p. 9). En 1260, la grange de Cerues est dite tenue en fief du comte de Bar par le comte de Grandpré. Ces mentions attestent donc de son existence au moins au XIIIe siècle. La cense de Sérieux apparaît encore en 1348 avec la verrerie de Mayage (ou Mayange) qui était située dans le vallon homonyme, à 1 km au nord de la grange. Cet établissement artisanal venait compléter le dispositif protoindustriel de l’abbaye qui mettait ainsi à profit son vaste espace forestier, les cours d’eau sur lesquels elle possédait de nombreux droits et les diverses ressources du sous-sol (quartz des grès, minerai de fer sur Gesnes). Le territoire exploité par la grange de Sérieux était assez conséquent en lisière orientale de la forêt abbatiale et atteignait le vallon d’Exermont vers le nord. Outre la verrerie dont il ne restait plus que des vestiges en 1680, l’abbaye y créa les deux autres petits domaines de Moineresse et de Tronsol, tous deux dans la dépendance de la grange. Encore citée en 1786 comme petite ferme, Tronsol (ou Tronsolles) ne figurait plus au titres des revenus de l’abbaye en 1791 au contraire de Moineresse qui ne rapportait alors que 210 £, quand Sérieux atteignait 1548 £.

Le site de la grange est similaire à celui de sa voisine Chaudron, en tête de vallon au niveau des sources, sous le plateau forestier. Il ne reste rien des bâtiments portés au cadastre de 1825 (section E1) ; la ferme actuelle a été entièrement reconstruite au XXe siècle (ill. IVR21_20150800039NUCA). Elle est essentiellement composée de logements de la Reconstruction et de hangars agricoles contemporains. Seule une demeure bourgeoise de type maison de maître a été édifiée un peu à l’écart, dans l’axe d’une allée de peupliers offrant une perspective depuis la route d’Apremont à Montfaucon-d’Argonne (55).

Genre de cisterciens
Appellations Sérieux
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Grandpré
Adresse Commune : Exermont
Lieu-dit : Sérieux
Adresse : D 242
Cadastre : 1995 B1 595, 601-604

Localisée dans l’angle sud-est du territoire abbatial, Sérieux (08- Exermont) est l’une des granges de Chéhéry les moins mal renseignées (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA). Elle semble avoir pour origine une donation du comte de Grandpré, bienfaiteur et gardien de l’abbaye : le lieu de ”Cirues” est mentionné en 1234 dans la garde comtale (J. Jailliot, ”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1896, p. 9). En 1260, la grange de Cerues est dite tenue en fief du comte de Bar par le comte de Grandpré. Ces mentions attestent donc de son existence au moins au XIIIe siècle. La cense de Sérieux apparaît encore en 1348 avec la verrerie de Mayage (ou Mayange) qui était située dans le vallon homonyme, à 1 km au nord de la grange. Cet établissement artisanal venait compléter le dispositif protoindustriel de l’abbaye qui mettait ainsi à profit son vaste espace forestier, les cours d’eau sur lesquels elle possédait de nombreux droits et les diverses ressources du sous-sol (quartz des grès, minerai de fer sur Gesnes). Le territoire exploité par la grange de Sérieux était assez conséquent en lisière orientale de la forêt abbatiale et atteignait le vallon d’Exermont vers le nord. Outre la verrerie dont il ne restait plus que des vestiges en 1680, l’abbaye y créa les deux autres petits domaines de Moineresse et de Tronsol, tous deux dans la dépendance de la grange. Encore citée en 1786 comme petite ferme, Tronsol (ou Tronsolles) ne figurait plus au titres des revenus de l’abbaye en 1791 au contraire de Moineresse qui ne rapportait alors que 210 £, quand Sérieux atteignait 1548 £.

Période(s) Principale : 20e siècle , (?)

Le site de la grange est similaire à celui de sa voisine Chaudron, en tête de vallon au niveau des sources, sous le plateau forestier. Il ne reste rien des bâtiments portés au cadastre de 1825 (section E1) ; la ferme actuelle a été entièrement reconstruite au XXe siècle (ill. IVR21_20150800039NUCA). Elle est essentiellement composée de logements de la Reconstruction et de hangars agricoles contemporains. Seule une demeure bourgeoise de type maison de maître a été édifiée un peu à l’écart, dans l’axe d’une allée de peupliers offrant une perspective depuis la route d’Apremont à Montfaucon-d’Argonne (55).

Murs pierre maçonnerie crépi
Toit ardoise, tuile mécanique, tôle ondulée
Plans plan rectangulaire régulier, plan régulier en H, plan rectangulaire régulier
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée sans travées
Couvertures toit à plusieurs pans brisés croupe brisée
toit à longs pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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