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Eglise paroissiale Saint-Simon-et-Saint-Jude de Sermiers

Statue : Christ aux liens

Dossier IM51003360 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations statue
Appellations Ecce Homo
Aire d'étude et canton Marne - Fismes-Montagne de Reims
Adresse Commune : Sermiers
Adresse : rue de l'église
Cadastre : 2016 B 350
Emplacement dans l'édifice chapelle des fonts

Cette statue a été réalisée au même moment que la chapelle, par Claude Coulon, chanoine à Notre Dame de Reims, en 1566.

Période(s) Principale : 3e quart 16e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1566, daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Coulon Claude,
Claude Coulon

Il était chanoine de Notre-Dame de Reims en 1545, décédé en 1566. Il était originaire de Sermiers.


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commanditaire, donateur, signature

Statue en pierre peinte polychrome. Des ragréages sont réalisés en plâtre.

Catégories sculpture
Structures revers plat
Matériaux pierre, taillé, peint, polychrome
Mesures h : 154.0 cm
la : 70.0 cm
pr : 52.0 cm
Iconographies Christ souffrant
crâne
Précision représentations

Le Christ est assis, le mains liées croisées sur ses cuisses. A ses pieds, troués par les clous, repose un crâne. Des larmes coulents des yeux du Christ.

États conservations mauvais état
mauvaises conditions de conservation
oeuvre reconstituée
Précision état de conservation

La statue a fait l'objet d'une restauration dans les années 1960 : la statue avait été détruite et enterrée, puis remontée à l'aide de plâtre et repeinte.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1908/10/23

Annexes

  • Sermiers, statue Christ aux liens : états successifs de la statue entre 1902 et 1959.

    Dans son ouvrage dédié à l'église de Sermiers rédigé en 1902, Henri Jadart décrit la statue et la niche dans laquelle elle se trouvait :

    "[...] assis sous une niche flanquée de deux pilastres cannelés et surmontée d'un fronton cintré ; aux pieds du Christ, on sculpté une tête de mort et un écusson en forme de losange, avec une cordelière au-dessus, et offrant neuf besans ou pièce d'argent, posées en bande, 3, 3 et 3, sur un fond peint naguère en bleu. Une inscription en dix lignes s'étend au-dessous, gravée sur une pierre blanche, en caractères gothiques [...] (hauteur 0,65 m ; largeur 0,70 m). Voici le texte :

    Vénérable et discrette personne maistre Claude Coulon natif de Sermiers pbre et chanoine en leglise Notre Dame de Rains a faict enrichir ceste présente chapelle en laquelle a fondé a perpétuité et a tosjours douze messes haultes par chacun an lune du Sainct Sacrement et lautre de Requiem qui se diront et seront celebreez altermativement le premier iour de chacun mois de lan avec diacre soubdiacre et choriste sil sen trouve aud. lieu de Sermiers pour laquelle fondation a donne a leglise de ceans huict homez de .... lieu dict a la nau roié led. fonda teur ...... moi de .....1566."

    Extrait de Henri Jadart Quelques anciennes statues des églises rurales du diocèse de Reims, 1905, p. 13 (AD Marne. 1338 W 26) :

    Très expressive statue du Christ, dit Ecce Homo, en pierre du 16e siècle, avec une inscription de 1566, au-dessous, naguère sous une niche, près de l'autel latéral sud, maintenant reléguée au bas de l'église.

    Courrier du 10 septembre 1959, René Gandilhon, alors conservateur des antiquités et objets d'art de la Marne, au ministère (MAP. 51/377) :

    "Procédant à la visite de Sermiers, j'ai constaté la disparition de l'Ecce Homo [...]. Seule restait encastrée dans le mur de la chapelle des fonts baptismaux une des deux inscriptions [...]. J'ai donc procédé à une enquête sur place et demandé des explications écrites à M. le maire de Semiers. [...].

    Avant même que M. le maire me transmette des explications écrites, M. l'abbé Dricot [curé de Champfleury, curé affectataire de Sermiers] m'a, par lettre, envoyé un rapport sur la destruction volontaire de l'Ecce Homo.

    De ses explications et de l’enquête à laquelle je me suis livré, il résulte qu'en mars 1957, M. l'abbé Dricot a fait "nettoyer" la chapelle des fonts baptismaux qui devait être réparée aux frais de la commune. Il a donné l'ordre d'enlever la statue (en parfait état, à l'exception d'une main) et une des inscriptions, les a fait briser à coups de masse et jeter aux déblais les débris.

    Bien loin d'avoir eu une chute malencontreuse, il y a eu bris volontaire et c'est sur les protestations de a mairie que les morceaux ont été recueillis, "collés" grossièrement au plâtre, et "reconstitué" au ras du sol dans l'église, contre un pilier.

    La reconstitution (?) a notamment consisté à adosser le Christ en plaçant dessous (!) les deux morceaux de l'inscription. [...]."

    Courrier de l'abbé Dricot à Mr Gandilhon, le 2 septembre 1959 (AD Marne. 1338 W 26) :

    "[...] Or le jeudi 14 mars 1957, en vue de la réfection de la chapelle des fonts baptismaux, nous avons entrepris de la déblayer des pierres de maçonnerie qui l'encombraient. J'ai exprimé le désir que l'Ecce Homo soit transféré dans la chapelle de la sainte Vierge [...]. Son poids nous a surpris : en l'éloignant du mur que la municipalité entendait de faire restaurer, nous l'avons fait tomber lourdement sur le sol. Comme elle avait été détériorée dans cette chute, je l'ai fait débiter en morceaux transportables afin de l'enterrer dans une creute. J'ignorais le classement parmi les Beaux-Arts.

    J'ai amèrement regretté cette décision hâtive [...]. J'ai fait alors rassembler les morceaux et à l'aide de plâtre j'ai reconstitué l'Ecce Homo dans son ensemble."

    Rapport du restaurateur Maxime Chouquet, à Jean Feray, inspecteur des monuments historiques, 21 octobre 1959 (MAP. 51/377) :

    "Concernant l'Ecce Homo, je me permets de vous rendre compte qu'une grande partie de la statue a été refaite au plâtre et que cela représente cinquante pour cent de l'ensemble. Comme parties anciennes il subsiste pour la tête : seuls les deux yeux, une partie de joue, un peu de chevelure, et barbe et couronne d'épines. Le torse en partie. Les bras en partie. Les jambes et (...). Parties non valables : le socle, les pieds, les mains, partie haute du torse, attaches des bras, le cou et la tête.

    L'ensemble me paraissant peu solide, je me suis rendu auprès de Monsieur le maire afin de lui dire que j'allais procéder à l'enlèvement des ocres et badigeons pour retrouver les parties anciennes, et faire une photo ainsi que vous me l'aviez demandé."

    Courrier de l'abbé Dricot au directeur général de l'architecture, le 9 janvier 1960 (MAP. 51/377) :

    [...] L'église de Sermiers a été très sinistrée durant la dernière guerre : les travaux de restaurations n'avaient pas englobé, en 1957, les fonts baptismaux. Ceux-ci étaient alors l'endroit le plus sale de l'église et l'Ecce Homo s'y trouvait au milieu d'un amas invraisemblable de détritus. Une cérémonie de confirmation ayant été prévue pour le jeudi 22 mars, la municipalité proposa de restaurer les fonts baptismaux par le maçon du village mais nous demanda de déblayer les lieux."

    Courrier du 10 juin 1960 de l'inspecteur des Monuments historiques, Jean Feray (AD Marne. 1338 W 26) :"

    Il ressort de ma visite du 8 juin à monsieur le maire de Sermiers, que c'est bien le curé de Sermiers qui a fait enlever, par les ouvriers qui réparaient la voûte, la statue de l'Ecce Homo parce qu'elle était en mauvais état et le gênait.

    Encouragé par ses paroissiens, il l'aurait fait transporter, et ce faisant elle arait été cassée, pour l'enterre dans un champs.

    Apprenant que son geste avait motivé un rapport de M. gandilhon [...], le curé a fait déterrer les morceaux, les a grossièrement remontés avec du plâtre et a barbouillé le tout de peinture."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne. Série W : 1338 W 26. Antiquités et objets d'art : dossiers communaux : St-Re-Sou. (1919-1982).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 1338 W 26
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 51/377. Dossiers des objets mobiliers : Sermiers (1905-1995).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 51/377
Documents figurés
  • [Sermiers. Statue Ecce Homo, état avant restauration] / Gandilhon, René. 1959. Photographie positive noir et blanc (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. 2009/013/0110).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 2009/013/0110
  • Statue Ecce Homo [à Sermiers, état après restauration] / Chiquet, Maxime. [196.] 2 tirages photographiques noir et blanc (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. 51W00937 et 51W00938).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 51W00937 / 51W00938
Bibliographie
  • JADART, Henri. L'église de Sermiers. Sa valeur archéologique, son incendie partiel, sa restauration. Arcis-sur-Aube : Léon Frémont, 1902.

(c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Ministère de la culture et de la communication ; (c) Conseil général de la Marne - Rivière Raphaëlle
Raphaëlle Rivière (1985 - )

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Akhesen, membre du groupement Art2 Conseil composé de Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est co-traitante du groupement composé de Elisabeth Dandel, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


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- Koll Marlène
Marlène Koll

Chercheur indépendant, membre du groupement Art 2 Conseil, composé de Elisabeth Dandel, Raphaëlle Rivière, Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, et Michèle Robin-Clerc, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est membre du groupement Art 2 Conseil composé de Elisabeth Dandel, Raphaëlle Rivière, Pol Vendeville, et Florence Bruny, pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


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