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Sucrerie Linard, puis Société Sucrière de Saint-Germainmont, puis usine de produits agro-alimentaires Ardennes Chicorée

Dossier IA08000554 réalisé en 2007

Fiche

Appellations Linard, puis Société Sucrière de Saint-Germainmont, puis usine de produits agro-alimentaires Ardennes Chicorée
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, salle des machines, conciergerie, magasin industriel, laboratoire, logement patronal
Dénominations sucrerie, usine de produits agro-alimentaires
Aire d'étude et canton Ardennes - Château-Porcien
Hydrographies Aisne l'
Adresse Commune : Saint-Germainmont
Lieu-dit : Le Marais
Adresse : route de Laon
Cadastre : 1997 AC 78, 80, 82 à 85, 87 à 91, 117 à 188 AC 78, 80, 82 à 85, 87 à 91, 117 à 188 ; 2011 AC 82 à 85, 87 à 91, 117, 230, 231

La sucrerie de Saint-Germainmont est créée en 1864 par les frères Jules et Désiré Linard originaires de Fromelennes. Désiré, maire du village et sénateur des Ardennes, crée également avec son frère de nombreuses usines dont la râperie de Villers-devant-le-Thours (IA08000625) et celle d'Ecly (IA08000393) en 1874. Le jus de betterave produit à Villers-devant-le- Thours est acheminé par aqueduc souterrain et poussé par une pompe (système Linard) jusqu'à Saint- Germainmont. La production est évacuée par un transporteur aérien de plus de 2400 m qui la relie au canal ; ce dernier sert également à réceptionner 12 000 tonnes de charbon et du calcaire nécessaires au fonctionnement de l'usine. En 1907, la sucrerie connaît un nouvel essor avec le rattachement au chemin de fer, remplacé en 1959 par le transport routier. La Première Guerre mondiale détruit les installations de Saint-Germainmont et de sa râperie de Villers-devant-le-Thours. La sucrerie change de raison sociale pour devenir Société Sucrière de Saint-Germainmont en 1921. Reconstruite en 1922, la production redémarre l'année suivante. Une distillerie est édifiée en 1932-1933 et perdure jusqu'en 1955. A la production traditionnelle de sucre et d´alcool, il faut ajouter aussi celles de mélasse et de pellets de pulpe. La Seconde Guerre Mondiale stoppe une nouvelle fois la production qui ne reprend qu'en mars 1941. Au début du conflit, la cheminée d'usine de 52 m de haut est abattue par l'armée française et est reconstruite en 1941. L'usine connaît un essor dans les années 1960 notamment avec la construction d'une unité de déshydratation en 1967 pour la luzerne et la pulpe. En 1987, les sucreries de Saint-Germainmont, Guignicourt et Montcornet fusionnent sous le nom Sucreries du Nord Est et en 1998, le nouveau groupe Saint Louis Sucre décide de ne plus traiter les betteraves mais les sirops venant des quatre unités du groupe. L'activité sucrière est définitivement arrêtée en 1999 et l'usine est vendue en 2001 à Cosucra pour produire de l'inuline à partir de chicorée sous le nom Ardennes Chicorées. L'usine qui connaît une baisse de productivité au milieu des années 2000 est mise en sommeil à partir de 2007 et l'outil de production ainsi que certains bâtiments (silos, cheminée d'usine) sont démantelés en 2008. Trois turbines à vapeur construites en 1958 et 1973 par Fives-Lille Cail et une chaudière Babcock & Wilcox de 1950 sont toujours en place et en état de marche. A l'origine, l'usine traite 232 tonnes de betteraves pour une production de 5120 tonnes de sucre. En 1929, la production est de 7000 de sucre, 15 000 en 1959 puis 40 000 tonnes en 1962 et 60 000 en 1981. La distillerie produit 300 hectolitres en 1932-33. Parallèlement, à partir de 1967, elle produit 150 tonnes par jour de pellets à partir de luzerne et 200 tonnes à partir de pulpe. En 1958-59, l'usine emploie 300 ouvriers à la saison et, en 1998, le personnel passe de 122 salariés à 72.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates 1922, daté par source

L'essentiel des bâtiments subsistants sont ceux construits en 1922, le reste ayant été en grande partie détruit en 2008. Ce noyau ancien élevé en brique est constitué par les ateliers de production sur un étage carré, avec une grande tour côté route. La toiture à longs pans est à charpente métallique couverte d'ardoise ou de tôles. Dans l'angle sud-est a été aménagé un laboratoire. Au sud est sont situés les bureaux et la conciergerie construits sur le même modèle mais avec une charpente en bois et, de l'autre côté de l'entrée, un bâtiment de stockage à double corps. A l'est et au nord des ateliers de fabrication se trouvent des constructions plus récentes en pan de fer hourdé de brique ou pan de fer et essentage de tôle. Le logement patronal dit Château Linard est construit avec appareillage de brique et pierre sur un étage carré et un étage de comble.

Murs brique
fer
béton
essentage de tôle
pan de fer
béton armé
Toit ardoise, métal en couverture
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier intérieur
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
produite sur place
achetée

Trois turbines à vapeur construites entre 1958 et 1973 par Fives Lille-Cail et une chaudière Babcock et Wilcox de 1950 sont toujours en place et en état de marche. Jules Linard sort de l'école des Arts et Métiers de Chalons en 1850. Il rentre dans la maison Cail comme dessinateur de constructions mécaniques de sucreries. En 1867, il invente le système de la râperie et du transport souterrain du jus qu'il expérimente pour la première fois à Montcornet (Aisne). Il posséda 14 usines et en implanta 150 dans la France. Photographies aériennes. Carte d'assemblage, bibliothèque des AD (1958-59), n° 24 : "sucrerie créée par Linard sous la IIIe République, à partir de la betterave sucrière ; en 1898, 7 usines existent dans le département, dont trois subsistent ; détruite en 1914, la sucrerie fut reconstruite en 1922 ; elle a été modernisée pour traiter un tonnage journalier de 2000 tonnes. Elle emploie 300 ouvriers à la saison et produit 15000 tonnes de sucre (contre 7000 en 1929) ; deux cuves à alcool ; distillerie désaffectée". AN, F12 4483, Situation industrielle, 3e trim 1883 : sucreries et distilleries de betteraves : st germainmont, 1, chomage. AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 "Sucrerie de St Germainmont".

Statut de la propriété propriété d'une société privée
Éléments remarquables machine énergétique

Annexes

  • 20090805345NUCA : Collection particulière

    20090805346NUCA : Collection particulière

    20090805347NUCA : Collection particulière

    20090805348NUCA : Collection particulière

    20090805349NUCA : Collection particulière

    20090805350NUCA : Collection particulière

    20090805351NUCA : Collection particulière

    20090805352NUCA : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • Photographies aériennes. Carte d'assemblage, bibliothèque des AD (1958-59), n° 24 : sucrerie créée par Linard sous la IIIe République, à partir de la betterave sucrière ; en 1898, 7 usines existent dans le département, dont trois subsistent ; détruite en 1914, la sucrerie fut reconstruite en 1922 ; elle a été modernisée pour traiter un tonnage journalier de 2000 tonnes. Elle emploie 300 ouvriers à la saison et produit 15000 tonnes de sucre (contre 7000 en 1929) ; deux cuves à alcool ; distillerie désaffectée.

  • AN, F12 4483, Situation industrielle, 3e trim 1883 : sucreries et distilleries de betteraves : st germainmont, 1, chomage.

  • AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 Sucrerie de St Germainmont.

Périodiques
  • Notice nécrologique de Jules Linard. Matot-Braine, 1882.