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Usine d'apprêt des étoffes Margotin, puis tréfilerie et usine de tissage métallique Stimar, puis Tissmétal Lionel Dupont, puis Tissmétal S.A., actuellement immeubles à logements

Dossier IA51000240 inclus dans Généralités réalisé en 1988

Fiche

Précision dénomination usine de tissage métallique
Appellations dite usine d'apprêt des étoffes Margotin, puis tréfilerie Stimar, puis Tissmétal Lionel Dupont, puis Tissmétal S.A.
Destinations immeuble à logements
Parties constituantes non étudiées enclos, cour, atelier de fabrication, cheminée d'usine, bureau, hangar industriel
Dénominations usine d'apprêt des étoffes, tréfilerie
Aire d'étude et canton Marne - Reims 4
Adresse Commune : Reims
Adresse : 14-28 chaussée Bocquaine , rue Arlette Rémia-Coudron
Cadastre : 1974 HZ 87, 88

Margotin crée une usine d'apprêt des étoffes, vers 1880, chaussée Bocquaine, abandonnée après la Première Guerre mondiale au profit d'une compagnie de transport. La tréfilerie Stimar s'installe dans les bâtiments en 1929. Absorbée par le groupe Lionel Dupont, elle est connue sous la raison sociale Tissmétal Lionel Dupont à partir de 1951. Les ateliers sont agrandis en 1955 et 1960 et des bureaux créés en 1964. Appartenant au groupe Gantois depuis 1984, Tissmétal S.A. déménage dans une zone industrielle en 1991 et l'usine de la chaussée Bocquaine est détruite en 1992. Des immeubles d'habitation ont été édifiés depuis à son emplacement. Le tissage métallique regroupant les opérations de bobinage, ourdissage, empassage et tissage proprement dit, utilise des techniques proches de l'industrie textile. Les anciennes machines encore présentes en 1988 (enquête initiale) ont été supprimées en 1991. Tissmétal-Reims emploie près de 500 personnes vers 1960 et autour de 160 en 1990. Cette unité indépendante du groupe a mis en évidence la personnalité de ses dirigeants ainsi que la combativité des ses ouvriers derrière la C.G.T. Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1955, daté par source
1960, daté par source
1964, daté par source

Description en 1988 (enquête initiale) : Les bâtiments de l'usine d'apprêt des étoffes semblent avoir été intégrés dans d'autres ateliers. Les bureaux, à un étage carré, contrastent avec l'ensemble de l'usine par l'emploi du parpaing de béton, de l'enduit et le choix d'un toit en terrasse. Surface bâtie en m2 : 12 099.

Murs brique
béton
enduit
pan de fer
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, béton en couverture, verre en couverture
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente métallique apparente
Couvertures terrasse
shed
toit à longs pans
Énergies énergie thermique
énergie électrique
Typologies baie rectangulaire
États conservations détruit
Statut de la propriété propriété privée (?)
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • Présentation des techniques, de l´historique et des groupes auxquels appartient Tissmétal. Documents privés Tissmétal, 1991 (dactylographiés) :

    0/ PRESENTATION GENERALE

    PMI spécialisée dans le travail du fil métallique, Tissmétal a réalisé en 1991 un chiffre d´affaires de 70 MF, avec 160 personnes.

    Sa création juridique récente (1984) et sa restructuration industrielle toute proche, cachent mal son passé très vivant chez son personnel et encore visible dans une partie de son outil de production. En effet, ses origines remontent à 1845, sa présence à Reims à 1929.

    Elle vient de s´installer, le 1er avril 1991, dans un nouveau site de 13.000 m2, en Zone Industrielle de la Pompelle à Reims.

    0.A/ HISTORIQUE

    En fait, Tissmétal d´aujourd´hui est le fruit de la rencontre de quatre histoires, qui se sont régulièrement croisées depuis un siècle, avec en filigrane :

    -l´histoire du métier du tissage métallique, pilier du savoir-faire et de la culture industrielle de Tissmétal,

    -l´histoire d´une usine, située 22 Chaussée Bocquaine, berceau de la nouvelle société,

    -l´histoire du Groupe Tissmétal Lionel Dupont, ancien propriétaire de l´usine de Reims, devenue aujourd´hui Teleflex Lionel Dupont, côté à la Bourse de Paris,

    -l´histoire des Etablissements Gantois, côtés en bourse, le concurrent de toujours, acquéreur en 1984 de l´usine de Reims.

    LE TISSAGE

    Technique assez proche du textile où successivement se déroulent :

    -Le bobinage : A partir d´un conditionnement stocké, cette opération permet d´obtenir le nombre des bobines avec une longueur aussi juste que possible, nécessaire à la confection de la chaîne.

    -L´ourdissage : A partir de bobines précédemment citées, l´opération consiste à rassembler sur un même support (ensouple), le nombre de fils nécessaires à l´obtention de la largeur du tissu et du numéro désiré. A ce stade, on tente d´obtenir la longueur finale du tissu et une tension homogène entre les fils.

    -L´empassage (ou rentrage) : Opération manuelle exécutée généralement par deux personnes, qui consiste à passer chaque fil dans le bon ordre, dans les lisses dans harnais et dans le peigne garant de l´écartement constant des fils de chaînes.

    -Le tissage proprement dit : La spécificité du fil métallique (nervosité) implique une technologie de tissage qui guide et prend le fil de façon positive. L´ensemble des progrès réalisés ont été fait dans le sillage du textile. On touche les limites de la transposition en ne pouvant pas utiliser le jet d´eau ou le jet d´air.

    Trois techniques sont utilisés dans le tissage métallique :

    *les métiers traditionnels avec la navette : encore en service pour la qualité de ses lisières (absence d´effilochage et d´agressivité dans la manutention).

    *les métiers automatiques à obus : technique spécifique réservée aux métiers très rapides (200 cps/mn).

    *les métiers automatiques à lance rigide ou souple avec une pince de préhension du fil à son extrémité.

    0.A.1/ LE METIER DU TISSAGE METALLIQUE

    En Europe, au XVIe siècle, on connaît une production manuelle de cribles ou tamis en fils en fer, utilisés dans les moulins à broyer le minerai (''Les Douze Livres sur la Métallurgie'' publiés en 1556 par Georges Agricola), l´agriculture, la papeterie et dans des applications diverses (masques de protection, volières, etc.).

    Une corporation de tisseurs métalliques allemands signe, en 1619, une charte de constitution conservée au musée Goslar à Hanovre.

    Cependant, cette production manuelle est très imparfaite, particulièrement dans les tamis les plus fins qu´exigeait la fabrication du papier. La ''fonction créant l´organe'', cette branche de l´artisanat, par ses exigences sur la précision des tissus, exercera une grande influence sur le développement de l´industrie des toiles métalliques.

    Pour la première fois, en 1786, il est fait mention d´un atelier de toiles métalliques : la firme Rosswag à Obernai en Alsace.

    Le tissage s´effectuait sur des métiers manuels à fils de chaîne verticaux. Ultérieurement, les fils de chaîne furent mis horizontalement comme cela était l´usage sur les métiers à tisser les fibres naturelles.

    Les applications des tissus métalliques deviennent nombreuses, parfois surprenantes : rideaux de théâtre, masques de carnaval, écrans moustiquaires décorés, etc.

    C´est à l´aube de l´ère industrielle que la toile métallique va connaître son essor. Un grand débouché s´ouvre avec la découverte, en 1815, par le chimiste anglais H. Davy, de la propriété qu´a la toile métallique d´arrêter les flammes. Désormais, les lampes de mineurs seront munies d´un manchon-écran en toile métallique, permettant de détecter le grisou sans engendrer d´explosion (cette propriété est encore mise en application de nos jours, pour les écrans pare-flammes des citernes de carburant).

    Ainsi, les tissus métalliques vont s´imposer. Ils deviendront de plus en plus précis, exigeront des métiers de conception originale, des fils métalliques à tolérances serrées, des textures nouvelles.

    Aujourd´hui, les tissus métalliques sont utilisés dans des applications très sophistiquées, dans les industries de pointe comme :

    -l´espace : réservoir capillaire sur satellite,

    -l´aéronautique : blindage électromagnétique de structures composites,

    -l´électronique : sérigraphie de composants et de circuits imprimés.

    Les tissus métalliques se rencontrent dans la vie de tous les jours, dans des emplois les plus banals :

    -articles ménagers : passette, passe-sauce, cafetière...

    -décoration : grille de microphone, de haut-parleur, articles de bureau, habillage d´ascenseur, claustra...

    -équipement de la maison : diffuseur de robinet, garde-manger, moustiquaires, protection de grilles d´aération...

    Néanmoins, la majeure partie de la production des toiles métalliques est utilisée dans des applications industrielles très diversifiées :

    -la filtration est l´une des applications majeures qui exploitent le mieux les qualités de la toile métallique : résistance mécanique, tenue à la température, perméabilité...

    -le tamisage et le criblage, où la précision du tissu métallique est utilisée pour le tri des céréales, granulats ou des terres rares.

    -l´isolation thermique, où l´air emprisonné dans les mailles constitue un isolant exceptionnel.

    -l´impression sur verre : précision et résistance permettent la décoration en grande série, multicolore ou avec métaux précieux d´articles en verre.

    Sur le plan de la technologie, le tissage métallique est assez proche du textile. La ''nervosité'' du fil métallique interdit les techniques du jet d´eau ou d´air, pour privilégier les entraînements du fil de trame positifs (métier à obus ou à lance).

    La normalisation, où règnent en maîtres la série Renard et le vide de maille, n´a pas encore réussi à faire disparaître le vocabulaire du compagnonnage.

    Un tissu métallique y est caractérisé par son numéro, nombre de fils inclus dans un pouce français (1/36 m) et le diamètre de fil.

    A ce jour, le n° 700, fil 20 microns est l´un des tissus les plus fins réalisés : 700 fils de 20 microns tissés dans 27,77 mm, un vide de maille nominal de 19,65 microns, avec une précision de plus ou moins 5%, une production de 10 cm à l´heure !

    0.A.2/ UNE USINE CHAUSSEE BOCQUAINE A REIMS

    1929 : Création de la Société Stimar (Société Générale de Tissus Métalliques et Articles dérivés) par un certain Monsieur Papelier. Just Beucher, transfuge de Gantois n´y serait pas étranger.

    L´usine de production est implantée Chaussée Bocquaine entre la Vesle et la ''rivière brûlée'', sur le site d´une ancienne blanchisserie.

    1932 : Cession de la Stimar à la société Mulatier et Dupont, origine du Groupe Lionel Dupont.

    1935 : La Stimar est cédée à la Compagnie Lyonnaise de Tissage Métallique, où la CGE est actionnaire par apport de ses activités.

    Monsieur Dupont a cédé Stimar pour dégager les ressources nécessaires au rachat des actions Mulatier et échapper à la prise de contrôle par CGE.

    1936 : Apparition de la marque commerciale Tissmétal.

    1951 : Changement de raison sociale : Mulatier et Dupont devient Tissmétal Lionel Dupont.

    1952 : Absorption de Stimar par Tissmétal.

    1955 : Extension de l´usine de Reims, financée par les dommages de guerre (grand tissage).

    Arrêt du tissage à Chaley (01). L´activité matelas subsiste.

    Arrêt de mort de la Vallée où Tissmétal était la seule activité industrielle.

    Déplacement à Reims des familles de Chaley, dont les enfants qui travaillent encore chez Tissmétal, ont vécu l´hostilité des rémois à leur arrivée, la vie dans les maisons ouvrières donnant sur la cour de l´usine. Il s´agit des familles Chaduc, Crestani, Bouvier, Sartoretti...

    1956 : Achat du terrain Detre (ex-tissage) contigu à Tissmétal, Chaussée Bocquaine.

    1960 : Extension de l´usine de Reims (hall criblage).

    1964 : Construction de bureaux pour abriter le regroupement des services commerciaux (Lyon, Reims, Paris), administratifs et équipements sociaux le long de la Chaussée Bocquaine.

    1976 : Grève de 2 mois avec intervention des forces de l´ordre. Construction d´un atelier de 2.700 m2 sur un terrain de 20.000 m2, en Zone Industrielle Sud-Est à Reims (ZISE).

    Cet atelier accueillera les fabrications de tapis transporteurs et de tissus tricotés travaillant dans des conditions inadaptées (sous-sol, étage). Cet atelier était le prélude à un déménagement global, dont le projet avait été confié au Cabinet d´Architectes Clauzier à Reims.

    1983 : Récession, plan de redressement et licenciement de 85 personnes.

    1984 : Rachat par Gantois des activités toile métallique, criblage, tapis transporteurs du groupe Tissmétal Lionel Dupont, de l´usine de Reims et du dépôt de Lyon, 12 rue de la Claire à Viase.

    Dans son isolement dû à l´éloignement du siège social, l´usine de Reims a été fortement marquée par la personnalité de ses différents directeurs. Les anciens encore présents se remémorent très bien :

    -Monsieur Jean Berthet (1946-1967),

    -Monsieur Jean Borne (1967-1974),

    -Monsieur Parrain (19756-1983), devenu PDG de Teleflex Manutention, regroupant la manutention du groupe Teleflex Lionel Dupont,

    -Monsieur Cauchy (1982-1984), devenu PDG de Fyltys, regroupant le tissage des tissus synthétiques du groupe Teleflex Lionel Dupont.

    -Monsieur Dekeyser (1984-1987).

    De cette histoire industrielle, on retiendra que Tissmétal est un nom dont l´image demeure très forte, à divers titres, dans le public de :

    -la filtration, par son apport technologique et ses publications dans la presse spécialisée,

    -l´industrie, par le rayonnement de son passé et l´ampleur du fonds de commerce desservi,

    -Reims, en qualité de haut lieu d´animation syndicale CGT et de fabricant de ''grillage''.

    L´évolution de deux chiffres révèle la grandeur passée et la décadence de l´usine de Reims :

    -les effectifs,

    -le chiffre d´affaires corrigé de l´inflation.

    Un point remarquable toutefois est à mettre en exergue : une augmentation de productivité de 50% en 12 ans.

    0.A.3/ LE GROUPE LIONEL DUPONT

    1845 : Origine de l´activité.

    1860 : Louis Mulatier-Silvent introduit le tissage métallique dans un atelier de soierie lyonnaise.

    1867 : Création de la société Mulatier Fils et Dupont.

    1897 : Changement de raison sociale en Mulatier et Dupont. Cette société s´est développée avec le rachat successif de quatre maisons en région lyonnaise : Mage, Lepetit et Bouvier à Lyon, Paul Tourasse à La Bridoire. Elle disposait, à l´époque, de quatre usines : Lyon, Riom, Chaley et Melun.

    1930 : L´entreprise s´associe avec la Compagnie Générale d'Electricité (CGE) pour créer la CLTM (Compagnie Lyonnaise de Tissage Métallique). La CGE est un actionnaire important par l´apport de ses filiales toile métallique (Delaeter, Millettes et Weiller (Angoulême). Lionel Dupont, petit-fils du fondateur Louis Mulatier, en assure la direction.

    1932 : Prise de contrôle de Stimar. Concentration sur deux usines, Chaley et Angoulême, un atelier à Melun.

    1940 : Arrêt de Delaeter (tréfileries).

    1942 : Création de Tissafric, usine d´Algérie (Oran).

    1945 : Acquisition de la Tréfilerie et Câblerie Teste à Lyon. Cette acquisition est à l´origine du négoce de câbles et élingues, encore pratiqué au dépôt Tissmétal à Lyon.

    1948 : Création d´un tissage au Maroc (CGE/ Maroc à Maison Carrée).

    1951 : Mulatier et Dupont devient Tissmétal Lionel Dupont. Le titre est introduit à la Bourse de Paris. La CGE se désengage et cède sa participation.

    Lionel Dupont engage son Groupe dans la croissance et la diversification, qui donnent naissance aux trois branches actuelles du Groupe :

    -la manutention avec Teleflex,

    -le tissage synthétique (filtration) avec Fyltys,

    -l´avionique avec Syneravia.

    Cette phase s´est traduite par l´absorption des filiales, une croissance externe dans différents domaines, notamment les parapluies et parasols, activité-test avec une nouvelle usine à Trévoux. Cette activité a été arrêtée en 1970.

    Les matelas et la literie sont arrêtés en 1968 par la cession de :

    -Seicam : filiale créée en 1965 à partir du département matelas (usine de Chaley),

    -Ducal : filialisé en 1967, après apport en 1964,

    -Les Gabions : cédés en 1972.

    En ce qui concerne les évènements proches du tissage métallique, on peut noter, en 1958, la participation dans Tréfilerie des Vosges : nouvelle société regroupant 3 anciennes tréfileries.

    1964 : La création de Chatillon-Tissmétal avec acieries et tréfileries Neuves-Maisons- Chatillon (arrêt en 1968 de cette collaboration : Hainaut Sambre ne s´intéressait pas à la transformation du fil).

    1967 : Henry Lionel Dupont succède à son père, à la présidence du Groupe.

    1969 : Participation 49 % dans P. et P. Motte - 59 Provins (tissage synthétique).

    1971 : Cession de Tissafric.

    1984 : Vente de l´usine de Reims à Gantois, avec création de la S.A. Tissmétal actuelle, le Groupe devenant Teleflex Lionel Dupont.

    1988 : Début du processus de filialisation des activités industrielles du Groupe, prélude d´une vente par appartement ?

    Création de S.A. Teleflex System, regroupant les activités manutention du Groupe.

    1989 : Création de S.A. Fyltys, regroupant les activités tissage et filtration.

    1990 : Achèvement du processus de filialisation par la création de S.A. Teleflex Syneravia, regroupant les équipements aéronautiques. Centenaire Blanzy (Suez) un actionnaire important se désengage au profit de Gifi (AGF/GAN). Henry Lionel Dupont cède la présidence à Alain Clarou, Président de la Compagnie de Gestion Industrielle et Financière (ex-Président du Groupe Lambert).

    0.A.4/ HISTORIQUE DU GROUPE GANTOIS (vu de Reims)

    1894 : Création des Etablissements Gantois à Saint-Dié, par M. Joseph Gantois, autour de la fabrication des tissus métalliques et de leurs applications.

    Très rapidement, il décide que la Société implantera ses propres tréfileries, qui lui assureront la fourniture des fils nécessaires et lui permettront d´en contrôler efficacement la qualité.

    Puis, se développent des activités parallèles et complémentaires ayant pour but, toujours, la réalisation d´orifices géométriques par apport ou par élimination de métal.

    Les départements grillage et tôles perforées s´affirment et, en 1914, les Etablissements Gantois représentent déjà une puissance technique et commerciale importante dans le monde des métaux tréfilés, tissés et perforés.

    Durant cette période, un certain nombre d´évènements ne sont déjà pas étrangers à Tissmétal :

    1903 : Just Beucher, dissident de Gantois, ouvre une activité concurrente à Reims, usine de Moulins, 22 rue des Moulins.

    1913 : Just Beucher achète l´usine de Chezelles à Fismes (51).

    1919 : Fusion Beucher / Gantois (Reims, Moulins + Fismes, Chezelles).

    1923 : Achat par Gantois de Fismettes, usine de Fismes actuelle, proche de la gare.

    1924 : Introduction en bourse (Nancy).

    1927 : André Colin, gendre de Joseph Gantois, polytechnicien, après une première expérience industrielle à Pont-à-Mousson, accède à la présidence des Etablissements Gantois. Le même année, il licencie Just Beucher.

    1929 : Just Beucher participe à la création de la Stimar, Chaussée Bocquaine à Reims.

    La période André Colin verra le développement de la société Gantois, tant sur le plan technique que commercial :

    -agences et dépôts sont implantés,

    -acquisition d´usines extérieures,

    -construction d´ateliers vastes et modernes, par spécialité : toile métallique, tôle perforée, grillage, serrurerie...

    C´est devant cette période que se forge ''l´Esprit Gantois'' cultivant les valeurs ''travail, économie et formation''.

    Ce développement est accompli avec l´aide d´une équipe fidèle et compétente qu´il a contribué à former. On citera en particulier :

    -Monsieur Crone,

    -la famille Harter,

    Cette période est également celle de la concurrence acharnée, destructrice, avec Tissmétal Lionel Dupont, dans un chassé-croisé sur le marché, avec parfois des intérêts communs, notamment :

    1942 : Gantois est en compétition dans le rachat de l´affaire Mayet (tamis et tôles perforées à Lyon), que Tissmétal convoitait.

    1947 : Etude pour un tissage moustiquaire commun avec CLTM.

    1952 : Participation de Tissmétal dans Usine Métallurgique Guichard (perforation).

    1958 : Participation Gantois/Tissmétal dans Tréfilerie des Vosges (88).

    1960 : Démantèlement concerté Gantois/Tissmétal de Prévost-Guinand (42 - Saint-Etienne).

    1973 : Monsieur Philippe Colin succède à son père. Ingénieur Hei, il a successivement dirigé une filiale de Gantois au Brésil et le département tôles perforées à son retour de Saint-Dié (88).

    1979 : Gantois possède 10 % des actions Tissmétal Lionel Dupont (volonté de créer un pôle français de tissage métallique ?).

    1984 : Les destinés de Gantois et de Tissmétal Lionel Dupont s´écartent. Tissmétal Lionel Dupont vend à Gantois la totalité de ses activités concurrentes. Les histoires de Gantois et de Tissmétal Reims se rejoignent : Tissmétal est créé. Gantois possède 67,2 % des actions, Teleflex Lionel Dupont 32,7 %.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne : 3P 470/33. Matrices cadastrales. Reims, 1ère division.

  • AD Marne : 14U 1937. Reims. Justice de paix. Constitution de la société STIMAR.

  • Archives privées Chambre de Commerce de Reims. Dossier Tissmétal.

  • Archives privées Tissmétal. Présentation de l'entreprise rédigée en 1991, dactylographiée.

Bibliographie
  • Annuaire Matot-Braine des 500 000 adresses de Reims, de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, 1892-1893 et 1923-1924.