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Usine d'armes, puis usine métallurgique Gérard Frères, puis Gendarme, puis Soret, puis Hennecart-Soret, puis Forges et Ateliers de Construction Vve Soret et Cie

Dossier IA08000085 réalisé en 2007
Appellations usine d'armes, puis usine métallurgique Gérard Frères, puis Gendarme, puis Soret, puis Hennecart-Soret, puis Forges et Ateliers de Construction Vve Soret et Cie
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, logement patronal, canal
Dénominations usine d'armes, usine métallurgique
Aire d'étude et canton Ardennes - Charleville-Mézières 2
Hydrographies Goutelle la
Adresse Commune : Nouzonville
Lieu-dit : La Cachette
Adresse : 6, 8 rue de Lorraine prolongée
Cadastre : 2009 AH 18, 163, 168, 342, 343 AH 18, 163, 168, 342, 343

Une annexe de la Manufacture d'armes de Nouzonville est créée en 1784 par Victor Fournier et Maximilien Titon, avec foreries et meules. Elle est animée par une roue à aubes sur une chute d'eau de 7m. On y fabrique des baïonnettes et on usine des pièces forgées pour l'armurerie. Au début du 19e siècle, le site est dans les mains de Jean-Louis Gérard (1764-1817), ancien régisseur à la fabrique d’armes de Nouzon. Il lui donne une nouvelle impulsion en développant la ferronnerie. Puis en 1836 c'est l'achat par Jean-Nicolas Gendarme (1769-1845), maître de forges. Le site est doté d'une puissance hydraulique de 12 ch. et d'une machine à vapeur de 15 ch. Il projette d' y construire un haut fourneau, trois feux d'affinerie, deux fours à puddler, une fenderie laminoir, ensemble activé par cinq roues ; le haut fourneau, les fours à puddler et les feux d'affinerie existent en 1842. Gendarme projette d'installer un second haut fourneau en 1845 : la fenderie laminoir est sur le plan ; on note l'existence d'une machine à vapeur non autorisée en 1847. Après la disparition de J.-N. Gendarme, l’usine appartient à son petit-neveu Jean-Baptiste Drumaux (1799-1857). Lui succède l’époux de sa fille Marie Laure, Adrien Petit (né en 1822). Ensuite, c’est son gendre Charles Soret (1851-1904) qui prend la direction de l’usine de La Cachette. Associé à un ingénieur, Eugène Leblond, celui-ci développe l’usine à partir de 1874. À la fin du 19e siècle, une nouvelle génération apparaît. Il s’agit de Charles Hennecart (1871-1946), un ingénieur qui a épousé Marguerite Soret en 1897, et d’Albert Giron, diplômé des Arts et Métiers (Châlons, 1878). En 1912, le second s’adjoint ses deux fils, Jules (1866-1953) et Maurice, tous deux aussi gadzarts (Châlons, 1903 et 1906). À la veille de la Grande Guerre, l’usine occupe 250 personnes. Équipée de 16 marteaux-pilons et de 8 moutons, la Société Vve Soret et Cie (capital : 800 000 francs) fabrique en grand des ferrures pour les chemins de fer et l’artillerie, des essieux pour les caissons de canons, et des trucks ferroviaires. L’énergie est fournie par une machine à vapeur Corliss de 175 chevaux et par deux turbines (100 chevaux) qui ont remplacé, vers 1907, deux roues hydrauliques. Dans l’entre-deux-guerres, l’usine décline et ferme en 1934. Elle est achetée en 1947 par les Aciéries Thomé-Cromback. Jusqu’au début des années 1980, on y usina les pièces constituant les essieux pour poids lourds et engins agricoles. Le site est actuellement occupé par les entreprises Cométal et Air Liquide. Sur le site, on peut voir aujourd’hui les vestiges des murs de la forge et de la fenderie laminoir du second quart du 19e siècle. Il subsiste des installations, les halles édifiées à partir de 1876 et surtout une maison de maître appelée le Château. Le site de La Cachette employait 190 ouvriers avant la Première Guerre mondiale et la production mensuelle atteignait 200 tonnes.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1876, daté par travaux historiques

Le site est implanté en bordure du ruisseau de la Goutelle et est desservi au 19e siècle par un embranchement ferroviaire. On peut encore voir l'ancien atelier d'ajustage, un autre atelier de fabrication lui faisant face et le canal. Le logement patronal, grande bâtisse sur un étage carré et communs en retour d'angle est situé à proximité du site en amont.

Murs schiste
grès
quartzite
calcaire
brique
béton
essentage de tôle
moellon
appareil mixte
parpaing de béton
Toit ardoise, tuile mécanique, métal en couverture, ciment amiante en couverture
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente métallique apparente
Couvertures toit à longs pans
appentis
pignon couvert
Énergies énergie hydraulique
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20090801740NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 8 Fi Nouzonville.

    20090801741NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 8 Fi Nouzonville.

    20090801875NUCA : Collection particulière

    20090801742NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 8 Fi Nouzonville.

Références documentaires

Bibliographie
  • COLINET, René. Métallurgie ardennaise, Un terriroire des usines et des hommes. ORCCA/ Castor et Pollux, Epernay Chassigny, 2001, 159 pages.

  • CORDIER, Pol. En passant par la Goutelle, vers 1987, pp. 150-156.

Périodiques
  • La Reconstitution des Régions dévastées. Le Monde Illustré, tome huitième, Les Ardennes 1918-1921, Paris, 20 août 1922.

(c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) APIC (c) APIC - Bertrand Patrice
Patrice Bertrand

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René Colinet

Membre de l'APIC, historien de l'industrie.


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