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Usine de bonneterie Maurice Mauchauffée et Cie, puis Mauchauffée S.A., puis ateliers de confection et magasins de commerce, actuellement EMO S.A., bureaux et logements

Dossier IA10000054 inclus dans Généralités réalisé en 1986

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dite usine de bonneterie Maurice Mauchauffée et Cie, puis Mauchauffée S.A., actuellement EMO S.A.
Destinations magasin de commerce, immeuble de bureaux, logement
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, cheminée d'usine, cité ouvrière
Dénominations usine de bonneterie
Aire d'étude et canton Aube - Troyes 3
Adresse Commune : Troyes
Adresse : 13, 15, 26-40 rue Bégand , 27, 43, 45 rue Courtalon , 1-23, 4-12 rue Mauchauffée , 1, 3, 5 rue Vanderbach , 2-16, 18-28 rue Vignes
Cadastre : 1983 BX 415, 421, 422, 425, 426, 429, 437, 439, 440 ; BP 345 à 380

La société en nom collectif (SNC) primitive, A. Mauchauffée et Fils, fondée en 1873, est dissoute pour faire place à la SNC Maurice Mauchauffée et Cie en 1875-1876, qui sera transformée en société anonyme en mai 1896. Maurice Mauchauffée fait édifier l'usine de bonneterie de la rue Bégand à partir de 1876. Elle est agrandie plusieurs fois entre cette date et 1914, à partir des bâtiments d'origine conçus par l'architecte troyen F. Dormoy. On peut citer comme transformations le tablier métallique de Jolly, Poullain et Cie de Roubaix, conçu pour la construction érigée rue Courtalon en 1903 ; le plancher en béton armé du premier étage, de 1907, de l'architecte parisien L. Couralon ; E. Leperche, devenue entreprise Jouffriaux, ou l'usine Pantz pour les constructions métalliques. Progressivement, le petit atelier du 26 rue Bégand (devenu le siège de Mauchauffée), se transforme en un très vaste ensemble industriel. La société Mauchauffée obtient de nombreux brevets pour l'amélioration des métiers rectilignes et circulaires. Au début du 20e siècle, les établissements Mauchauffé deviennent la plus importante fabrique de bas d'Europe. Les marques EMO, pour les articles de luxe, et SADEM pour ceux d'usage courant, y sont produites. Mais la fermeture définitive de l'entreprise intervient en 1973, laissant la place à de modestes ateliers de confection et à des magasins de commerce. En 2013 (complément d'enquête), la majeure partie du site est en réhabilitation en vue d'y créer des logements. La cité ouvrière se situe rue Mauchauffée, rue Vanderbach et rue Vignes. Elle n'a subi aucune transformation et sert toujours d'habitations. Aux 13 et 15 rue Bégand se trouvent des bureaux et des logements. Au 22 rue Bégand et 27 rue Courtalon se trouvait l'entreprise Adis, cette partie est actuellement désaffectée. Le 32 rue Bégand sert de logements et le 34 accueille des bureaux. Aux 43 et 45 rue Courtalon se trouvent des logements Century 21. EMO S.A., société de co-traitance de fabrication textile, occupe le bas de la rue Courtalon. 1140 ouvriers en 1897, 1600 en 1906, 3000 en 1914.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Dormoy F., architecte, attribution par travaux historiques

Vaste ensemble industriel de plusieurs hectares occupant l'espace compris entre les actuelles rue Couturat, Courtalon, Jeanne d'Arc et Bégand. Site dont l'enchevêtrement des bâtiments et le changement des fonctions selon les étages ne permettent pas de reconnaître la destination de chaque édifice. Sur le même site étaient intégrées les quatre principales étapes de la fabrication de l'article de bonneterie : mécanique, tricotage, teinture et confection. La fabrication de bonneterie semble s'être déroulée au sud et à l'ouest du site, tandis que la teinture devait avoir lieu dans la partie nord. Les bureaux, à trois étages carrés, dont les deux supérieurs ont été surélevés, ont une façade en briques et en moellons ; la lettre M apparaît gravée sur les pilastres de leur façade et sur les piliers encadrant l'entrée. Les matériaux traditionnels locaux y sont mêlés à des matériaux industriels (brique, béton, fer et fonte).

Murs calcaire
bois
brique
essentage de tôle
moellon
Toit tuile mécanique, verre en couverture, ciment amiante en couverture
Étages 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
shed
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Aube : 8 Fi. Iconographie.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : 8 Fi
  • AD Aube : M 1328. Etablissements insalubres, incommodes ou dangereux. Demandes, autorisations, refus. 1901.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : M 1328
Bibliographie
  • [Exposition. Troyes : Musée de la Bonneterie. 1989]. 400e anniversaire du métier à tricoter, 1589-1989 : Les constructeurs aubois. Exposition, Musée de la Bonneterie, Troyes (1er juin-20 novembre 1989). Troyes : Ed. des Musées de Troyes, 1989. 68 p.

    p. 59
  • HUMBERT, Jean-Louis. Sainte-Savine, faubourg bonnetier de Troyes (1870-1914). DEA EHESS, 1944 (1994). [N.p.]. Figure notamment un plan des établissements Mauchauffée en 1895.

  • HUMBERT, Jean-Louis. Les établissements de bonneterie à Troyes (1870-1914). Troyes : C.D.D.P, 1995. 80 p.

    p. 25, 40-41
Périodiques
  • HUMBERT, Jean-Louis. Les établissements de la bonneterie à Troyes (1870-1914). Un patrimoine industriel à sauvegarder. La Vie en Champagne, avril-juin 1996, n° 6 [nouvelle série], p. 15-21.

    p. 18