Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Usine de matériel agricole Protte, puis établissements de construction mécanique de Vendeuvre, puis menuiserie Drouot, actuellement Simpa

Dossier IA10000029 inclus dans Généralités réalisé en 1986

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dite usine de matériel agricole Protte, puis établissements de construction mécanique de Vendeuvre, puis menuiserie Drouot, actuellement Simpa
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, magasin industriel, hangar industriel
Dénominations usine de matériel agricole, usine de menuiserie
Aire d'étude et canton Aube - Vendeuvre-sur-Barse
Hydrographies Barse la
Adresse Commune : Vendeuvre-sur-Barse
Adresse : 6 avenue de l' Armée Leclerc
Cadastre : 1979 AB 62, 63

Jean-Baptiste Protte fait édifier une usine de matériel agricole vers 1855 à l'emplacement d'un ancienne papeterie dont il ne subsiste rien. En 1861, il invente une nouvelle machine à battre avec tarare à hélice et manège séparé. Il produit aussi divers moteurs destinés au monde agricole et agrandit ses ateliers dans le dernier quart du 19e siècle. La raison sociale devient ensuite Etablissements de construction mécanique de Vendeuvre. La production de machines à battre s'arrête après la Seconde Guerre mondiale, et est remplacée par celle des tracteurs. Mais l'entreprise ferme ses portes vers 1965 et la menuiserie industrielle Drouot s'installe sur le site à partir de 1968, jusqu'à 1986 (enquête initiale) au moins, occasionnant de nouveaux agrandissements des bâtiments. En 2013 (complément d'enquête), le site est occupé par la menuiserie Simpa. Pas de modification de l'ensemble.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle

Bâtiment avec pavillons latéraux à un étage carré, couverts d'un toit à longs pans avec croupes en tuile mécanique : atelier de fabrication originel converti en bureaux lors de l'enquête initiale. Atelier de fabrication en rez-de-chaussée élevé en brique et pan de bois, couverts de sheds, date du troisième quart du 19e siècle. Vastes hangars en rez-de-chaussée, élevés avec des matériaux synthétiques, de construction récente.

Murs brique
matériau synthétique en gros oeuvre
enduit
pan de bois
Toit tuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
shed
appentis
croupe
demi-croupe
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Il y a 25 ans... les E.V. sonnaient le glas. Coupure de presse, non signée, non datée

    Les Ets de Constructions Mécaniques de Vendeuvre, les E.V. tout simplement pour les habitants de Vendeuvre et du canton, ont fait, à des époques bien différentes, les beaux jours de Vendeuvrois mais aussi du commerce local, où les affaires étaient prospères, et de la commune (...).

    La renommée des E.V. fut traduite, au fil des temps, par sa fabrication de moteurs, de batteuses, et plus tard ses tracteurs qui permirent à cette société de figurer aux tout premiers rangs mondiaux.

    A une certaine époque, quatre usines composaient le ''groupe'' : Dieppe, particulièrement axée dans la fabrique des moteurs marins, Lommes-lez-Lille, Orléans, qui fabriquaient des semoirs, presses, moulins à farine entre autres, et Vendeuvre dont les batteuses étaient envoyées dans toute la France et même au-delà de nos frontières.

    En 1946, la fabrication des moteurs diésel 2, 4 et 6 cylindres fut transférée à Dieppe. Six spécialistes, (...) quittèrent Vendeuvre.

    En 1958, des difficultés apparaissaient, 52 ouvriers étaient licenciés (...). C'était l'amorce d'une réduction importante d'activité qui survint en 1964, où bon nombre d'ouvriers et d'employés se retrouvèrent sans travail, avant que ne survienne, plusieurs mois après, la fermeture définitive de la frime devenue Ets de Vendeuvre-Allis-Chalmers.

    Heureusement, vinrent les Ets Drouot... en 1968.

    1837 : le début d'une belle aventure

    En 1837, M. Jean-Baptiste Protte, né en Haute-Marne, est à l'origine des Ets portant tout d'abord son nom, puis Ets de Constructions Mécaniques de Vendeuvre.

    M. Protte était un brillant mécanicien (...). En 1831, il construit une machine à battre (nouveau modèle) avec tarare à hélice et manège séparé, dont il déposera le brevet. (...).

    Le bois était un matériau qui entrait en grande partie dans la fabrication des matériels conçus par les E.V. La forêt d'Orient, toute proche, était un avantage. Un espace important de l'entreprise était réservé à (...) la ''scierie''.

    En 1863, la locomobile tirée par des chevaux voit le jour et il faut attendre 1889 pour que la locomobile de scierie prenne corps.

    Dans le même temps, les batteuses avaient fait leur apparition et les E.V. en fabriqueront beaucoup pendant plusieurs années, l'arrêt de la fabrication survenant juste après la guerre 39-45 au moment où on parlait déjà de la ''moissonneuse batteuse''.

    Les moteurs tiendront une grande place, également, au sein de la firme. 1920 : on en construit à l'usine de Dieppe. 1925 : c'est l'apparition des premiers groupes électrogènes ruraux et moteur à gaz pauvre ; puis en 1930, le Diésel 9 cv apparaît au montage et la construction comprend alors une gamme de 6 à 70 cv.

    Les premiers Diésel 24 et 36 cv sortent en 1937 et dès 1955, ce sera l'ère du tracteur qui hissera les E.V. aux tout premiers rangs mondiaux.

    Le trafic SNCF grâce aux E.V.

    N'oublions pas que jusqu'en 1946, on fabriquait des moteurs à Vendeuvre. D'année en année, la fabrication des tracteurs s'accroît. Différents types sont étudiés et lancés sur le marché. Les moteurs (la plupart) sont tout trouvés, à Dieppe, les ponts viennent d'Allemagne fabriqués à Friedrichafen (fournisseur : Zanradfabrik), les accessoires viennent d'un peu partout, la tôlerie et la peinture qui existent à l'usine prennent une place prépondérante. La chaîne de montage produira jusqu'à 25 tracteurs par jour (...). La gare de Vendeuvre voyait son trafic grossir (...).

    Une fusion néfaste, la fin d'un rêve

    Et puis vint 1960. C'est l'association avec la firme Allis-Chalmers, créée en 1847 aux Etats-Unis, qui faisait miroiter une réussite exceptionnelle. (...). Mais cette association s'est avérée néfaste à Vendeuvre, puisque quelques années plus tard, cette grande entreprise, qui marqua l'histoire de [la] commune, ferma ses portes (...).

  • Ateliers de constructions mécaniques et fonderies. Etabl[issemen]ts Protte. Société Anonyme au capital de 1,050,000 francs. A Vendeuvre-sur-Barse (Aube). Maison fondée en 1837. Spécialité de machines à battre au manège et à vapeur. Locomobiles et machines fixes et semi-fixes. Machines agricoles, Roues et turbines hydrauliques, Scieries, Manèges, Pressoirs, etc. [Catalogue], 1903. Extrait page 3

    Les Etablissement Protte ont été fondés en 1837 par M. L. Protte. Ils sont donc au nombre des plus anciens parmi ceux qui s'occupent de la construction des machines agricoles et spécialement des machines à battre.

    La progression croissante des demandes nécessita en 1896 un agrandissement des ateliers. Cet agrandissement se manifesta bientôt insuffisant et en 1899 il en fallut édifier de nouveaux.

    L'aménagement de ces nouveaux ateliers, les plus vastes en leur genre de tout l'Est et le Nord de la France, permet non seulement une production intensive, mais l'outillage perfectionné qui y est installé offre aussi toutes les conditions requises pour un travail exact, rapide et économique.

    Les principaux ateliers sont :

    La Chaudronnerie, qui permet d'exécuter entierement les chaudières de nos locomobiles, des machines mi-fixes et fixes et d'entreprendre toutes les réparations inhérentes aux chaudières ;

    La Forge et la Fonderie, dans lesquelles sont préparées toutes les pièces entrant dans la construction des machines agricoles ;

    Les ateliers d'ajustage et de montage des moteurs ;

    Les ateliers de menuiserie et de charronnerie, où s'exécutent le travail des bois, la préparation des pièces et le montage des machines.

    (...) Les bois choisis dans les abondantes forêts qui environnent Vendeuvre sont débités dans notre scierie, mis en reserve dans un vaste hangar où ils restent trois années avant d'entrer dans les magasins de l'atelier. (...).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Aube : 8 Fi. Iconographie.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : 8 Fi
  • AD Aube : M 1317 B. Etablissements insalubres, incommodes ou dangereux. Affaires diverses et collectives. 1821-1870.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : M 1317 B
  • AD Aube : M 1321. Etablissements insalubres, incommodes ou dangereux. Demandes, autorisations, refus. 1878-1880.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : M 1321
  • AD Aube : 3P 4098. Matrices cadastrales. Vendeuvre-sur-Barse, propriétés bâties [et non bâties]. 1828-1834 [19e siècle].

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : 3P 4098
  • AD Aube : 3P 7403. Cadastre. Vendeuvre-sur-Barse. [S.d.].

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : 3P 7403
  • AD Aube : S 801. Service hydraulique. Moulins. Vendeuvre.

    Archives départementales de l'Aube, Troyes : S 801
Bibliographie
  • DURAND, Jean. Le département de l'Aube en cartes postales. Brienne, 1989. 808 pages.

    p. 747-749
  • RICHARD, J.-P. Historique des Ets Protte. Manuscrit, [S.d.].

  • RICHARD (?). Etude d'entreprise. Etablissements de constructions mécaniques de Vendeuvre (Aube). Manuscrit et coupures de journeaux. Non daté. Reproduit dans le dossier documentaire inventaire (10 illustrations).

    Etude d'entreprise par Richard (?)
  • ETABLISSEMENTS DE CONSTRUCTIONS MECANIQUES DE VENDEUVRE. Catalogue n° 2 (extraits). Non daté. Reproduit dans le dossier documentaire inventaire (7 illustrations).

    Extraits du catalogue n° 2
  • ETABLISSEMENTS PROTTE. Catalogue (extraits). 1903. Reproduit dans le dossier documentaire inventaire (12 illustrations).

    Catalogue 1903 des établissements Protte
Périodiques
  • Bulletin municipal de Bar-sur-Aube, 1965.