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Usine de petite métallurgie Hubert jeune et fils, Lechanteur frères, A. Regnault et Cie, Brezol et Cie, puis Forges et Clouteries réunies de Mohon et Laval-dieu, puis Lefort et Cie, puis Les Hauts-Fourneaux de la Chiers, actuellement usine Foissy

Dossier IA08000556 réalisé en 2007

Fiche

Appellations Hubert jeune et fils, Lechanteur frères, A. Regnault et Cie, puis Forges et Clouteries réunies de Mohon et Laval-dieu, puis Lefort et Cie, puis Les Hauts-Fourneaux de la Chiers, actuellement usine Foissy
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, magasin industriel, château d'eau, salle des machines, logement patronal
Dénominations usine de petite métallurgie
Aire d'étude et canton Ardennes - Nouvion-sur-Meuse
Hydrographies Vence la
Adresse Commune : Saint-Marceau
Lieu-dit : Le Sauchy
Adresse : R.D. 951
Cadastre : 2009 ZA 45 à 49

En 1848, Antoine Gaspard Regnault achète le moulin à farine situé sur la Vence dénommé La maison de Doncourt, au meunier Ambroise Coffin pour y implanter une clouterie. En 1860, La société Hubert jeune et fils, Lechanteur frères, A. Regnault et Cie, transformée en Hubert, Lechanteur et Brezol et Cie en 1862, installe une clouterie mécanique à froid s'installe, avec une technologie d'importation anglaise qui concurrence les fabrications artisanales. La société produit un tiers des clous ardennais et en particulier le clou carvelle, sa spécialité, obtenus à partir de tôle chauffée au rouge et découpée. Ces clous étaient destinés à la construction des bateaux en bois. En 1871, l'usine se trouve reliée à la voie de chemin de fer. En 1882, l'usine de Saint-Marceau est acquise par les Forges et Clouteries réunies de Mohon et Laval-Dieu appartenant à la famille Regnault, dissoute en 1893 pour être remplacée par Lefort et Cie. Jean-Baptiste Lefort qui en est à la tête développe de nouvelles fabrications (clous, coulisses, crochets de descente d'eau, pattes de scellement, fers à bœufs). Le site de Saint-Marceau, connu sous le nom Le Moulin, se spécialise dans la fabrication des ronces (fils de fer barbelé). Durant la Première Guerre mondiale, l'usine est démantelée par l'occupation allemande et devient une usine de confitures et de fruits séchés. Après 1945, le Groupe Lefort dirigé par André puis Robert Lefort depuis 1938, détient quatre autres usines dans le département. En 1954, le groupe s'associe avec les Hauts Fourneaux de la Chiers, est absorbé par celui-ci en 1969 puis par la Cie industrielle Chiers-Chatillon jusqu'en 1971 puis par SA Les Hauts Fourneaux de la Chiers jusqu'en 1973 et enfin Courcellor jusqu'en 1982. L'usine de Saint-Marceau cesse son activité en 1979. Depuis 1985, l'entreprise Foissy, société créée à Warcq en 1852, s'installe sur le site. Auparavant approvisionnée en énergie par une roue hydraulique, le site est doté en 1870 d'une machine à vapeur qui est remplacée en 1895, et en 1897 deux turbines hydrauliques sont installées dans le bâtiment de la roue pour l'éclairage. Le bâtiment de la machine à vapeur est reconstruit en 1911. En 1870, l'usine compte environ 200 employés, 258 et 1885, 196 en 1887 et 50 employés actuellement.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1911, daté par travaux historiques
1980, daté par source

La majeure partie du site ancien est aujourd'hui désaffectée, présentant des bâtiments sans toitures, en particulier les ateliers de fabrication et magasins. Sur l'emplacement d'une roue hydraulique subsiste le bâtiment des turbines et son vannage sur la Vence, en brique et charpente de bois, toiture à longs pans et couverture d'ardoise, également en mauvais état. Il accueille deux turbines inondées. Le reste du site au sud est actuellement en activité, il est reconstruit dans les années 1980, en conservant les murs extérieurs en moellons de grès de Dom-le-Mesnil. A l'intérieur, les charpentes sont métalliques sur toitures à longs pans et couverture de tôle, soutenues par des poteaux métalliques. Le logement patronal sur un étage carré est implanté en façade sur la route départementale, près du château d'eau.

Murs brique
grès
pierre de taille
Toit ardoise, ciment amiante en couverture, tôle ondulée, verre en couverture
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente en bois apparente
charpente métallique apparente
en béton armé
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
Énergies énergie hydraulique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations établissement industriel désaffecté, menacé

Tréfilerie et fabrication mécanique des clous etc ; st marceau, 1, 250 ouv, assez bon.

Statut de la propriété propriété d'une société privée

Annexes

  • 20090804529NUCA : Collection particulière

    20090804531NUCA : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN, F12 4483, Situation industrielle, 3e trim 1883.

  • 39 J 1-622 Fonds Tecnor, Usines Lefort, CCG, Tecnor. Répertoire, par Thierry Bourgeois, 1990-1995, 100 p.

Bibliographie
  • MEUNIER L., PAULET R., RENAUDIN C., La transformation d'un village rural depuis 150 ans, Revue Historique Ardennaise, tome XXX, 1995, pp. 195-197.

  • GUERIN François, LAMBERT Jacques, Il y a cent ans dans les Ardennes, Editions Terres Ardennaises, 1999, p. 122.

  • COURTOT Laurence, Le patrimoine industriel dans les Ardennes. La mise en valeur de notre passé, Revue Historique Ardennaise, tome XXII, 1987, pp. 41-57.

  • COLINET. René. Contibutions statistiques et cartographiques à l'histoire industrielle ardennaise, Revue Historique Ardennaise, tome XXIII, 1988, pp. 105-137.

Périodiques
  • Clouterie, tréfilerie, familles patronales des années 1830 à 1914. Revue Historique Ardennaise, t. XX, 1985.

    p. 149-263