Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Usine de produits explosifs dite La poudrerie Saint-Ponce, puis usine de quincaillerie Lefort et Cie, actuellement maison

Dossier IA08000402 réalisé en 2007

Fiche

Appellations usine de produits explosifs dite La poudrerie Saint-Ponce, puis usine de quincaillerie Lefort et Cie
Destinations usine de quincaillerie
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bief de dérivation, cité ouvrière, conciergerie, corps de garde, entrepôt industriel, logement de contremaître, logement patronal, magasin industriel, pièce de stockage du combustible
Dénominations usine de produits explosifs, usine de quincaillerie
Aire d'étude et canton Ardennes - Charleville-Mézières 4
Hydrographies Vence la
Adresse Commune : La Francheville
Adresse : Quartier Saint-Ponce
Cadastre : 1984 AD 28, 30, 59, 57, 60, 61, 66, 73 à 75, 84, 130

En 1619, le prince de Conti concède le droit à Jacques de la Fosse de construire un moulin non loin de la chapelle Saint-Ponce. En 1677, Philippe Noël, commissaire des poudres, transforme le moulin en poudrerie et différents adjudicataires de la fabrication de la poudre concédée par le roi se succèdent jusqu´en 1777 où le roi l´acquiert. Nationalisée à la Révolution, elle est supprimée en 1796 et vendue comme Bien National en 1798. Pierre- Alexis-Joseph Poulain, propriétaire des forges de Boutancourt s´en porte acquéreur mais ne l´utilise pas ; il la cède alors à l´Etat en 1801 qui la reconstruit (date portée sur une pierre du bâtiment du battage). L´arrêt définitif de la production intervient en 1904. L´usine est vendue en 1907 et acquise par la S.A. Lefort et Cie de Mohon qui y installe une machine à vapeur en remplacement des roues hydrauliques afin d´entraîner des métiers à clous. La date d´arrêt de la production n´est pas connue. Quelques bâtiments comme la tonnellerie, le bâtiment de stockage du bois pour les tonneaux, la corderie, le conditionnement, le séchoir ont été détruits ; les bâtiments de production compris entre la Vence et le canal de décharge sont en ruine. Le site est actuellement reconverti en habitation. 17 personnes sont employées en 1810 et 38 en 1878.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1801, daté par travaux historiques, porte la date

Le site de production est installé entre la rive gauche de la Vence et un canal de décharge pavé : de la Vence partent cinq biefs de dérivation qui rejoignent plus loin le bras de décharge en ayant préalablement alimenté des roues hydraulique (toutes détruites). Ces dernières fournissaient en énergie cinq bâtiments en moellon et pierre de taille calcaire dont les toits disparus étaient en appentis ; les cinq bâtiments aux murs épais et aux ouvertures étroites à redent étaient suffisamment espacés afin d´éviter des catastrophes en cas d´explosion d´une unité. En aval du site et sur la Vence, le bâtiment appelé le battage (emplacement de l´ancien moulin à blé) est construit sur le même modèle que les autres ateliers et était équipé d´une roue hydraulique. Des petites constructions situées entre la Vence et les unités de production, il ne subsiste que les bureaux en ruine. Sur la rive droite de la Vence, une petite cité ouvrière est composée d´habitations en moellon calcaire, toits à longs pans en charpente bois couverte d´ardoise. Un peu plus à l´est, le logement du directeur et du contremaître sont bâtis de la même façon mais à étage carré ; disséminés dans le quartier Saint- Ponce, les autres bâtiments de la poudrerie (magasin à poudre, corps de garde et logement du garde) sont également construits de cette façon mais en rez-de-chaussée pour la forge.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ciment amiante en couverture, ardoise
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans
appentis
Escaliers escalier intérieur
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, menacé

Site unique dans la région de par son type de production, la forme de ses ateliers de fabrication et son ancienneté. De plus, le site est encore parfaitement lisible.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables atelier de fabrication

Références documentaires

Bibliographie
  • La Francheville, son histoire. Commune de La Francheville, 1999.

    p 25-49
Périodiques
  • Revue historique ardennaise, t. XIII, 1978.

    p. 197-202
  • Clouterie, tréfilerie, familles patronales des années 1830 à 1914. Revue Historique Ardennaise, t. XX, 1985.

    p. 149-263