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Usine de transformation des métaux Pierre Jean, puis Bertèche-Lambquin, puis Henry, puis Desrousseaux-Noizet, puis fonderie Renaux-Mathieu, actuellement ferme et maison

Dossier IA08000479 réalisé en 2007
Précision dénomination enclumerie
Appellations Pierre Jean, puis Bertèche-Lambquin, puis Henry, puis Desrousseaux-Noizet, puis enclumerie Renaux-Mathieu
Destinations ferme, maison
Parties constituantes non étudiées digue, bassin de retenue, halle, logement patronal, cheminée d'usine, atelier de fabrication, bureau
Dénominations usine de transformation des métaux, usine de petite métallurgie
Aire d'étude et canton Ardennes - Carignan
Hydrographies Matton ruisseau de
Adresse Commune : Matton-et-Clémency
Adresse : route de Carignan
Cadastre : 2008 ZD 78 à 82, 88 à 92

L'usine de Matton est créée en 1818 par Pierre Jean à l'emplacement d'un moulin qu'il possédait déjà. A l'ouest, la halle de forge qui porte la date de 1819 est un vestige de cette époque. L'activité commence avec deux feux de chaufferie destinés à la préparation des fers que le même Pierre Jean utilisait dans ses ateliers de Lamoncelle (08). En 1824, il ajoute deux feux d'affinerie, mais fait faillite en 1832 et l'usine passe alors à Bertèche-Lambquin. Henry et Desrousseaux-Noizet deviennent propriétaires en 1835 et obtiennent l'autorisation d'ajouter un haut fourneau la même année. Il devait se trouver le long du ruisseau, derrière la halle à charbon, mais ne sera jamais construit. A la place est édifiée, vers 1843, une nouvelle unité de production comprenant trois nouveaux feux de forge et une fenderie. L'ensemble accueille ensuite l'enclumerie Renaux-Mathieu jusqu'au milieu du 20e siècle. Les bâtiments sont actuellement occupés par une exploitation agricole.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1819, porte la date, daté par source

Tous les bâtiments sont construits en moellon calcaire. Ceux réservés à la production présentent des encadrements en brique, alors qu'ils sont en pierre de taille pour les parties dévolues à l'habitation. La halle de forge (datée 1819, le long de la route) est desservie par deux coursiers d'eau. La halle à charbon, qui se distingue par sa stature massive, au centre de l'ensemble, est divisée en trois parties par des murs de refend coupe-feu. La halle de forge le long du ruisseau est en ruine et flanquée par une cheminée en brique de section carrée. Côté route, un petit pavillon avec horloge et oculus correspond à des bureaux. Le logement patronal est de conception simple : en rez-de-chaussée surélevé, il présente un seul étage de comble sous une toiture à deux pans.

Murs calcaire
brique
moellon
Toit ardoise
Étages en rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit en pavillon
toit à longs pans
demi-croupe
Énergies énergie hydraulique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté

Cheminée d'usine de plan carré. Halles caractéristiques du premier tiers du 19e siècle.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables cheminée d'usine

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN, F14 4292.

    (correspondance relative à la Forge de Matton, avec plans)