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Usine métallurgique des Forges et Fonderies de Saint-Nicolas, puis Fonderies et Tôleries de Saint-Nicolas actuellement salle de sport, salle polyvalente et entrepôt commercial

Dossier IA08000298 réalisé en 1986
Précision dénomination tôlerie
Appellations Forges et Fonderies de Saint-Nicolas, puis Fonderies et Tôleries de Saint-Nicolas
Parties constituantes non étudiées cité ouvrière, magasin industriel, entrepôt industriel, transformateur, atelier de fabrication, logement patronal, bureau, canal
Dénominations usine de transformation des métaux
Aire d'étude et canton Ardennes - Rocroi
Hydrographies Faux le
Adresse Commune : Rocroi
Lieu-dit : Saint-Nicolas
Cadastre : 1982 AE 54 à 57, 161, 162
Précisions oeuvre située en partie sur l'arrondissement Revin

Jean-Nicolas Gendarme crée en 1806 à la place d'un moulin à blé une usine à fer, qui sera clouterie, pour suppléer à son établissement des Mazures, peu accessible. Il comprenait alors une forge et un haut fourneau, puis, progressivement, une fenderie et surtout un laminoir dès 1819. Lors de sa revente à Morel en 1826, avec celle des Mazures et de La Commune (Laifour), l'usine de Saint-Nicolas comprend une forge avec plusieurs machines à battre le fer (maqua) et un gros marteau, un haut fourneau, un four à boulets, une fenderie et un grand laminoir. En 1838, il comporte quatre fours à puddler et six fours dormants ; et en 1852 un marteau presse, une presse à découper les plaques et un grand atelier de garnissage de canons de fusils, plierie et forerie. Le haut fourneau fonctionne jusque vers 1865, puis l'établissement se reconvertit dans la fonderie de seconde fusion, à l'exemple des établissements voisins de Revin. Un laminoir est installé après la guerre de 1870, puis une fonderie pour des appareils de chauffage. L'activité cesse entre 1914 et 1922 puis, définitivement, en 1961. Peu de bâti paraît dater des premiers temps de l'installation (première moitié 19e siècle), peut-être le magasin industriel (salle des fêtes) ; la plupart des autres constructions semble dater de la fin du 19e siècle (cité ouvrière construite en 1895), ou du 20e siècle pour les plus récents (fonderie). Vers 1900 l'usine compte plus de 350 ouvriers, qui bénéficient d'une politique sociale patronale dynamique. Actuellement, l'ensemble est converti en bâtiments communaux (salles polyvalente et de sports, local des pompiers) ou en entrepôts commerciaux ou artisanaux.

Période(s) Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates 1895, daté par travaux historiques

Les bâtiments du site sont majoritairement construits en brique, à l'exception des bureaux et du magasin des modèles, en moellon de schiste, et du transformateur et de l'ancienne fonderie, en parpaing de béton. Les encadrements et chaînages peuvent être en brique (polierie, bureaux, magasin industriel) ou en pierre de taille de schiste (entrepôts). Les toitures sont généralement à longs pans, hormis celles de la maison patronale et des bureaux, à deux pans et demi-croupe, et celles de certaines maisons ouvrières qui réutilisent d'anciens ateliers couverts de sheds. Des charpentes apparentes, en bois ou métalliques, ferment les anciens ateliers. Les couvertures sont essentiellement en ardoise, sauf pour certains logements, en tuile mécanique, et pour les ateliers, en ciment amiante, métal ou verre en couverture. D'autres bâtiments sont enduits : quelques ateliers, le logement patronal et la conciergerie. Le cité ouvrière compte 77 maisons pour une centaine de logements et borde la route menant à Rocroi. Présence de vestiges de canal.

Murs brique
schiste
calcaire
béton
enduit
moellon
pierre de taille
parpaing de béton
Toit ardoise, ciment amiante en couverture, tuile mécanique, métal en couverture, verre en couverture
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans
shed
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations établissement industriel désaffecté, remanié

SA des Forges et fonderies de St Nicolas, à St Nicolas près Revin ; fabrication appareils de chauffage, 89 personnes en 12 1942.

Statut de la propriété propriété privée
propriété de la commune

Annexes

  • 20090802380NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 8 Fi Revin.

    20090802381NUCA : Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières, 8 Fi.

    20090802382NUCA : Musée de l'Ardenne, Charleville-Mézières

    20090802383NUCA : Collection particulière

    20090802888NUCA : Musée de l'Ardenne, Charleville-Mézières

    20090802889NUCA : Musée de l'Ardenne, Charleville-Mézières

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série F14 : 4290.

    dossier 35
  • AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949.

  • Série Delta II 641 (classeurs de revue de presse, industries ardennaises) : l'Ardennais entre le 26 juin 1961 et le 12 juillet 1963.