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Usine métallurgique dite La Forge d'En-Bas, actuellement ferme et maison

Dossier IA08000289 réalisé en 1985
Appellations dite La Forge d'En-Bas
Destinations ferme, maison
Parties constituantes non étudiées logement patronal, entrepôt industriel, digue, bief de dérivation
Dénominations usine métallurgique
Aire d'étude et canton Ardennes - Rocroi
Hydrographies Gland le
Adresse Commune : La Neuville-aux-Joûtes
Lieu-dit : La Forge d'En-Bas
Cadastre : 1984 0D3 425 à 427

Les forges d'En-Bas remontent au 16e siècle ainsi que l'atteste la date de 1555 portée sur la façade de la demeure. Au siècle suivant, elles sont exploitées par les Polchet ou les Demeaux ; mais subissent de fréquents conflits. En 1755, Nicolas- Joseph Raux, administrateur de Signy-le-Petit, acquiert la forge d'En- Bas, puis celle d'En-Haut en 1764 (aujourd'hui disparue). Les deux établissements passent ensuite à son fils, Léopold-Augustin Raux, grand maître de forges, qui les exploite jusqu'à sa mort en 1815. Elles sont vendues en 1818 à François Despret, ainsi qu'une fenderie. En 1820, suite à la faillite de ce dernier, les forges sont achetées par Charles Chambon-Bocquet qui revend le domaine en 1858 à Louis Rohant, ancien bocquier et associé aux exploitants des établissements métallurgiques d'Hirson et Saint-Michel (Aisne). Les forges de la Neuville-aux- Joûtes cessent leur activité vers 1883. Actuellement, les bâtiments et terrains de la forge d'En-Bas sont à usage de ferme et d'habitation. Ils comprennent un château du 16e siècle et des dépendances pouvant dater des 18e ou 19e siècles.

Période(s) Principale : 3e quart 16e siècle
Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle , (?)
Dates 1555, porte la date

De nos jours il ne subsiste rien de la halle de la forge proprement dite et le bassin de retenue a disparu. La halle à charbon est utilisée comme grange ; elle est construite en moellon calcaire avec chaînage en pierre de taille et surélévation en brique ; sa toiture est à pignon couvert et demi-croupe. Le logement patronal, dite château, est dotée de quatre tourelles d'escalier carrées logées dans les angles ; les murs sont enduits, et les encadrements sont en pierre de taille calcaire. Les tirants en fer forgé de la façade orientale forment la date 1555. L'ensemble est couvert d'ardoise. La digue est bien conservée (elle barrant le fond de la vallée), de même que le canal de fuite de la forge.

Murs calcaire
brique
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
flèche carrée
demi-croupe
pignon couvert
Escaliers escalier intérieur
escalier hors-oeuvre : escalier en vis
Énergies énergie thermique
États conservations établissement industriel désaffecté

La neuville aux joûtes : Forge d'en Bas, forge de la Neuville : 2 feux de forge à M. Raux ; Forge d'en Haut, forge de la Croix Colas : 2 feux de forge, existent 1603 ; la forge de la neuville est en platinerie : fabrication de fers en barre envoyés dans l'ile de france, le soissonnais et la flandre française ; les gueuses viennent de l'étranger, tout comme les charbons ; 80 ouvriers occupés au travail des 4 forges de la neuville, grattepierre et wattigny dans l'aisne ; proprio Raux ; cet établissement, sans avoir le titre de manufacture royale, jouit de l'exemption de corvées et de milice pour les ouvriers qui y sont occupés.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série F14 : 4286, dossier 14 (1755-1838).

  • Archives du musée Condé, Chantilly. Série D.

    carton 41
Bibliographie
  • GOUBERT, Pierre. n° 35.

  • SACRE. Jacques. n° 76.

  • TREHAT (?). n° 83.

  • ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987.

    p. 60