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Usine métallurgique Duhesme, puis E. Muaux et Cie, puis Gailly et Maljean, puis Raty et Cie, puis Boulonneries de Bogny-Braux, puis Forges et Aciéries de Flize, puis Hardy-Capitaine, puis Société Métallurgique de l'Escaut, actuellement entrepôt

Dossier IA08000397 réalisé en 1985

Fiche

  • Halls de laminoir depuis le sud-est.
    Halls de laminoir depuis le sud-est.
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  • Parties constituantes

    • canal
    • logement patronal
    • atelier de fabrication
    • bureau
    • centrale électrique
    • transformateur
    • voie ferrée
    • corps de garde
    • entrepôt industriel
    • cité ouvrière

Œuvres contenues

Appellations Usine métallurgique Duhesme, puis E. Muaux et Cie, puis Gailly et Maljean, puis Raty et Cie, puis Boulonneries de Bogny-Braux, puis Forges et Aciéries de Flize, puis Hardy-Capitaine, puis Société Métallurgique de l'Escaut
Destinations entrepôt commercial
Parties constituantes non étudiées canal, logement patronal, atelier de fabrication, bureau, centrale électrique, transformateur, voie ferrée, corps de garde, entrepôt industriel, cité ouvrière
Dénominations usine métallurgique
Aire d'étude et canton Ardennes - Nouvion-sur-Meuse
Hydrographies Saint-Roger ruisseau de
Adresse Commune : Flize
Cadastre : 1984 AC 289, 485, 709, 871, 875, 902, 903, 917, 918, 926

L´usine de Flize est créée en 1832 par Jean-Nicolas Gendarme à l´emplacement d´un ancien moulin ; la production démarre en 1835. Gendarme désirait compléter ses établissements de Boutancourt qui ne possédaient pas de laminoir. La première installation comportait un laminoir actionné par deux roues hydrauliques, deux équipages de cylindres (dégrossisseurs et étireurs), un marteau cingleur, une paire de cylindres à laminer et des cylindres spatards. Les fours étaient alimentés exclusivement à la houille. En 1843, l´usine possède des fours à puddler et cinq fours à réchauffer. Par la suite des ailes sont greffées sur le bâtiment initial. Après la mort du fondateur, en 1847, l´usine passe à Duhesme, puis en 1863 à E. Muaux et Cie (Société des Mines, Hauts Fourneaux, Forges, Laminoirs et Aciéries de Moulaine, Flize et Boutancourt), en 1876 à Gailly et Maljean, en 1884 à Raty et Cie (Hauts- Founeaux de Saulnes), et en 1901 aux Boulonneries de Bogny- Braux. Avant la Première Guerre mondiale elle prend pour raison sociale Forges et Aciéries de Flize avant d´entrer deux ans plus tard dans le giron de Hardy-Capitaine et d´être absorbée en 1933 par la Société Métallurgique de l´Escaut jusqu´à l´arrêt de la production en 1969. Actuellement, les bâtiments subsistants sont occupés par des sociétés de transports routiers et de négoce de métal. A l´ouest, les vestiges d´un bâtiment édifié vers 1880 sont les plus anciens du site. Les grandes halles métalliques du laminoir au sud et celle du magasin à fer au nord ont été édifiées à la fin du 19e siècle ou au tout début du 20e siècle. Un grand canal, créé par Gendarme, relie les forges d´En-Bas de Boutancourt à l´usine de Flize ; il servait de réserve d´eau et d´énergie. En 1889, l´usine est raccordée par rail au port sur la Meuse, puis en 1906, grâce à un pont enjambant la Meuse, à la voie ferrée passant à Lumes. Au début du 20e siècle, une centrale électrique est construite en contrebas du canal pour alimenter quatre turbines à vapeur.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1832, daté par source

L´usine est desservie par un embranchement ferroviaire. Le magasin à fer et les halles du laminoir, en rez-de-chaussée, sont élevés en pan de fer et remplissage en brique (les murs ont été en partie bardés de tôles) ; les toits à longs pans ont des charpentes métalliques apparentes et sont couverts de tôles, tuiles mécaniques ou ciment amiante. La centrale électrique est construite sur le même modèle mais avec un étage de soubassement, et le remplissage du pan de fer est en moellon calcaire. Les bureaux sont bâtis en moellon de pierre de Dom-le-Mesnil, et possèdent un toit à longs pans à charpente apparente en bois couvert de tôles ; l´entrepôt en prolongement a des murs en pan de bois et remplissage de brique ; tout comme le bâtiment de l´ancienne maintenance, dont le toit est à double shed. Le réseau hydraulique, en partie souterrain, est conservé ; il date de l´époque du moulin et de l´usine Gendarme ; l´étang de retenue a été comblé. Le canal d´amenée, bien qu´asséché, subsiste jusqu´à Boutancourt.

Murs brique
calcaire
béton
fer
bois
moellon
parpaing de béton
pan de fer
pan de bois
Toit tôle ondulée, tuile mécanique, ardoise, verre en couverture, ciment amiante en couverture
Étages étage de soubassement, en rez-de-chaussée
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans
shed
Énergies énergie hydraulique
énergie électrique
énergie thermique
produite sur place
produite sur place
États conservations menacé, établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Annexes

  • 20090803103NUCA : Archives Nationales, F14, 4292 dossier 46.

    20090802448NUCA : Collection particulière

    20090802449NUCA : Collection particulière

    20090802450NUCA : Collection particulière

    20090802451NUCA : Collection particulière

    20090802452NUCA : Collection particulière

    20090802453NUCA : Collection particulière

    20090802454NUCA : Collection particulière

    20090802455NUCA : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série F14 : 4292, dossier 46 (1832 - 1847).

Bibliographie
  • GARAND, Jean. Un notable ardennais. Jean-Nicolas Gendarme (1769-1845). SOPAIC, 1988.

    p. 130-132
  • ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987.

    p. 56
  • Trith-Saint-Léger du premier âge industriel à nos jours. Presses Universitaires du Septentrion, 2002.

    p. 155
  • Passage de la Meuse par la 163e division, La Guerre en Action. L'Armistice sur le champ de bataille, 10 - 11 novembre 1918. 1938. 1 plan extrait de l'ouvrage.