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Usine métallurgique Guillet, puis Gibaru et Guillet, actuellement Vignon

Dossier IA08000438 réalisé en 1985
Appellations Guillet, puis Gibaru et Guillet, actuellement Vignon
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, logement patronal, bureau
Dénominations usine métallurgique
Aire d'étude et canton Ardennes - Vouziers
Hydrographies Ennemane l'
Adresse Commune : Haraucourt
Lieu-dit : Le Fourneau
Cadastre : 2000 AI 155

Les fonderies actuelles, anciennes forges d'Haraucourt, existent dès le début du 16e siècle. Elles sont exploitées en 1515 par Jean Barthélemy et sont signalées par Bernard Palissy. Elles sont alors la propriété de la famille Goffin, et fournissent notamment des milliers de boulets pour l'armée d'Henry IV. En 1621, elles appartiennent à Nicolas Bobillard, puis à la famille Galopin. Robert Gouverneur, gendre de Galopin, dirige l'établissement au début du 18e siècle. En 1733, la famille Fort lui succède et exploite les forges jusqu'au milieu du 19e siècle. En 1856 Jean-Baptiste Guillet, nouveau propriétaire, demande l'ajout d'un second haut fourneau. Il est associé par la suite à Gibaru. L'usine produit alors de la fonte et du matériel de chemin de fer. Après l'arrêt de la production de fonte en 1875, elle se reconvertit en fonderie de seconde fusion. Le logement patronal est construit en 1874 par Jean-Baptiste Guillet. Fondées en 1890, les forges Vignon étaient à l'origine installées au centre du village. Elles ont repris le site actuel dans les années 1960 ou au début des années 1970. L'essentiel du bâti est hérité du 19e siècle, mais connut plusieurs campagnes de réaménagement au cours de la première moitié du 20e siècle.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le cours de l'Ennemane passe sous le site. Les bâtiments sont de deux types : les uns en moellon à encadrements en brique, les autres entièrement en brique. Le magasin au sud (probable ancienne halle de fonderie) est bâti en moellon avec encadrements et chaînages en pierre de taille. Pour l'essentiel l'usine est couverte de tuile mécanique. Au centre du site, les bureaux sont à un étage carré. Les constructions les plus récentes sont en parpaing et couvertes de tôle. Le logement patronal, de deux étages et étage de comble, surplombe le site. Il comporte deux ailes parallèles construites en pierre de taille et enduit. Les chaînages d'angles sont à bossage adouci. Les murs sont animés de niches ornementées, et de frontons et linteaux sculptés ; un entablement architecturé couronne le tout. Les toits sont à longs pans et croupes brisés et incorporent des lucarnes à oeils de boeufs.

Murs brique
calcaire
béton
moellon
pierre de taille
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, tôle ondulée, matériau synthétique en couverture
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans
shed
toit à longs pans brisés
demi-croupe
croupe brisée
Énergies énergie hydraulique
produite sur place
Techniques sculpture
Représentations guirlande
Précision représentations

Guirlandes.

Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série F14 : 4296. dossier 69 (contient les plans masse et de détail en 1856)

    Archives nationales : Série F14 : 4296
  • AN. Série F12 : 680.

Bibliographie
  • LUBIN C. Inventaire des vestiges du passé industriel de la vallée de l'Ennemane, Pays Sedanais, n° 7, 1980.

    p. 55 à 71
  • SUCHERET-CELLERIER. Notes historiques sur Raucourt et Haraucourt, 1896.

Périodiques
  • La Reconstitution des Régions dévastées. Le Monde Illustré, tome huitième, Les Ardennes 1918-1921, Paris, 20 août 1922.