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Usine textile, dite manufacture royale du Dijonval

Dossier IA08000584 réalisé en 1983

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
Appellations dite manufacture royale du Dijonval
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication
Dénominations usine textile
Aire d'étude et canton Ardennes - Sedan 2
Hydrographies Meuse la
Adresse Commune : Sedan
Adresse : 10 avenue Général-Margueritte
Cadastre : 2008 BK 175

L'histoire de la Manufacture du Dijonval commence quand Nicolas Cadeau, bénéficiant d'un privilège royal, s'installe en 1646 dans une maison de santé de la ville de Sedan dans le faubourg de la Cassine. L'appellation actuelle est une corruption du lieu-dit appelé initialement plaine d'Ijonval. Il existait un grand logement (peut-être initialement lieu de production), côté Meuse, bâti entre 1660 et 1670 par Jacques Cadeau, et qui a disparu dans un incendie consécutifs aux combats de la guerre de 1870. Il était accosté d'une chapelle. De cette bâtisse initiale se succèdent des acquisitions de terrains contigus jusqu'en 1711, date à laquelle la famille Paignon rachète le site. Au milieu du 18e siècle commence la construction de l'ensemble ordonnancé que nous connaissons aujourd'hui. La première partie en est le bâtiment sur rue à deux retours en quart-de-cercle (date portée sur le portail, côté cour). Les longues ailes, vers la Meuse, sont construites simultanément en 1778. En 1820, Bacot achète le Dijonval aux héritiers Paignon. C'est l'époque de l'installation probable de la première machine à vapeur (on distingue la cheminée sur le plan-relief de 1841, côté ouest). L'aile nord qui avait semble-t-il souffert de la Révolution, est reconstruite en 1851. Les Bacot sont propriétaires du site jusqu'en 1922, mais depuis la fin du 19e siècle, les locaux et la force motrice sont loués à plusieurs industriels du textile, dont le principal est Klein (plaque signalétique conservée). Les activités du Dijonval cessent en 1958, et de nos jours les bâtiments bénéficient d'une réhabilitation destinée à créer des logements.

Période(s) Principale : milieu 17e siècle , (détruit)
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1755, porte la date
1778, daté par travaux historiques
1851, daté par travaux historiques

La manufacture comporte trois corps de bâtiments implantés selon un plan en U ouvert sur la Meuse, maçonné en moellon calcaire enduits et pierre de taille pour les encadrements. Le bâtiment sur rue se développe sur 25 travées et s'élève de deux étages et un étage de comble ouvert de lucarnes à fronton cintré dans le brisis. Ce bâtiment comporte un corps central de cinq travées de baies formant corps de passage entre la rue et la cour par une porte cochère centrale. Un fronton triangulaire, une toiture rhomboïdale surmontée d'un lanternon, et des pilastres à bossages en table individualisent et rehaussent ce corps central. L'élévation sur cour est identique à celle sur rue. Ce grand ensemble servait, d'une façon général, à la préparation de la laine, et au séchage des chardons et des draps dans les étages de comble (magasin à laine dans le corps central). Au revers, ce grand corps est prolongé en retour par deux ailes en quart de cercle qui abritent les escaliers en bois. De celles-ci partent, vers la Meuse, deux longs corps de bâtiments dont la morphologie (un étage en moins) s'apparente au corps principal. Le décor en est néanmoins simplifié : les agrafes avec motif rocaille qui ornaient les linteaux délardés laissent place à une clef débordante en pointe de diamant. Les lucarnes, à croupe, sont en charpente.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan régulier en U
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans brisés
toit rhomboïdal
lanterneau
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis avec jour, en charpente
Techniques sculpture
Précision représentations

Motifs rocaille.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1962/03/24
classé MH, 1977/05/26
Précisions sur la protection

Sol du jardin (pour la partie propriété de l'hôpital-hospice) (cad. D 32) : inscription par arrêté du 24 mars 1962 - Façades et toitures (à l'exclusion de celles des deux pavillons du jardin), les deux escaliers intérieurs du bâtiment principal, le sol du jardin (pour la partie propriété de la commune) (cad. BK 175) : classement par arrêté du 26 mai 1977 - Façades et toitures des deux pavillons du jardin, 6, avenue du Général Margueritte (cad. BK 176) : classement par arrêté du 7 mars 1980.

Références documentaires

Bibliographie
  • La Manufacture du Dijonval et la draperie sedanaise, 1650-1850. Collection Cahiers de l'Inventaire, Ministère de la Culture. Paris, 1984.

  • DUHAMEL DU MONCEAU, M. Art de la draperie principalement pour ce qui regarde des draps fins, 1765.

Périodiques
  • GAYOT, G. Dispersion et concentration de la draperie sedanaise au 18e siècle : l'entreprise des Poupart de Neuflize. Revue du Nord, tome 61, n° 240, janvier-mars 1979.