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Usines de fabrication de matériaux de construction

Dossier IA51001683 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Champagne-Ardenne
Dénominations cimenterie, plâtrière, usine de chaux

9 usines de fabrication de matériaux de construction (4 Aube + 3 Marne + 2 Hte-Marne) dont 3 cimenteries (2 Marne + 1 Hte-Marne), 1 plâtrière (Hte-Marne), 5 usines de chaux (4 Aube + 1 Marne)

Dans le domaine des usines de fabrication de matériaux de construction, 9 sites ont été étudiés en Champagne-Ardenne. Il s’agit de 3 cimenteries (à Donjeux en Haute-Marne et à Vitry-le-François et Couvrot dans la Marne), d’une plâtrière (à Champsevraine en Haute-Marne) et de 5 usines à chaux (à Soulanges dans la Marne, 2 sites à Mussy-sur-Seine et 2 sites à Ville-sous-la-Ferté dans l’Aube).

Dans les Ardennes, les sites n’ont pas été retenus pour étude car aucun ne conserve de vestiges suffisants. Ce sont trois fours à chaux (à Charleville-Mézières, Saint-Menge et Quatre-Champs), deux plâtrières (Semuy et Tournes), deux moulins à plâtre (Sedan et Le Chesne) et une cimenterie (Les Ayvelles), tous implantés autour du milieu du 19e siècle.

Des 9 sites étudiés, un seulement reste en activité au début du 21e siècle, celui de la cimenterie de Couvrot (en 2012, groupe Ciments Calcia). Fondé en 1911 par la Société des Ciments français installée à Boulogne-sur-Mer (62), cet établissement n’a cessé de se moderniser et de s’agrandir avec la construction de nouveaux fours au fil du temps, jusqu’à l’édification sur le même site d’une nouvelle usine en 1973-1974 et de nouveaux bâtiments en 2012. Elle a employé jusqu’à 500 ouvriers au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

La cimenterie Pavin de Lafarge, de Vitry-le-François, apparaissant désaffectée en 2012 après avoir accueilli une entreprise de transport, n’a été en activité que de 1890 à 1932. Enfin, le site de Donjeux n’a été occupé par une cimenterie que de 1888 à 1925, date à laquelle elle est remplacée par une fabrique de noir pour fonderie, puis par une centrale hydroélectrique.

La plâtrière de Champsevraine n’a produit que de 1829 environ à 1883 au moins (avec 6 ouvriers à cette époque). Une scierie lui a succédé.

Les 4 usines à chaux auboises ont toutes été créées autour des années 1850-1860, grâce à la mise en place de la voie ferrée Paris-Mulhouse. En 1886, trois d’entre elles sont réunies au sein de la S.A. des chaux hydrauliques et ciments de l’Aube. Toutes les 4 cessent leur activité juste avant la Seconde Guerre mondiale pour l’une (celle du Seilley à Ville-sous-la-Ferté) et au milieu du 20e siècle pour les autres. L’usine à chaux Villejean-Jacquin (Mussy-sur-Seine) a été remplacée par une usine métallurgique trouvée désaffectée en 2013 (bâtiments en l’état). Les 3 autres n’ont pas connu de reconversion et ont été définitivement fermées, les bâtiments étant détruits ou laissés à l’abandon (un four à chaux subsiste encore à l’ancienne usine Convert et Maugras de Ville-sous-la Ferté ; un site doit accueillir des logements ; sur 2 autres sites, certains bâtiments et logements ouvriers sont toujours habités).

Dans la Marne, l’usine de chaux de Soulanges a été active de 1884 au début des années 1970, époque à laquelle elle est définitivement désaffectée et réduite à l’état de vestiges. Elle avait employé jusqu’à 230 ouvriers vers 1920.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Les cimenteries ont en commun d’être desservies par voie navigable et embranchement ferroviaire. Elles comportent des fours dans les bâtiments de l’usine elle-même, et d’autres édifices comme les silos stockant le clinker (un constituant du ciment artificiel) construits en béton armé ou des magasins industriels. La cimenterie de Couvrot, la plus développée, possède également un atelier de fabrication des sacs et un logement pour le directeur. Les bâtiments des 2 cimenteries désaffectés sont détruits ou à l’abandon, en ruines.

La plâtrière de Champsevraine comprenait un atelier de fabrication en rez-de-chaussée, un moulin à plâtre, des fours, un hangar et un logement patronal (seuls ces 2 derniers sont encore en bon état).

Les usines de chaux sont dotées de fours (à l’usine Convert et Maugras de la Ville-sous-la Ferté, il y avait 11 fours ovoïdes anciens et 4 grands fours à cheminée plongeante) et disposent communément d’ateliers de fabrication adoptant la forme de vastes halles en rez-de-chaussée, élevées en moellons et couvertes de toits à longs pans (en tôle ondulée dans un cas, en tuiles mécaniques dans un autre cas). Deux usines étaient accompagnées de logements ouvriers (à La Gravière à Mussy et Convert et Maugras à la Ville-sous-la-Ferté). Seule l’usine de Seilley (Ville-sous-la-Ferté) comprend un logement patronal, construit dans les années 1860.

Dans les Ardennes, il ne reste quasiment rien des sites relevés, mais les plus intéressants sont ceux de Charleville-Mézières (ruines des fours à chaux du Bois-en-Val) et de Quatre-Champs où les fours sont toujours conservés en élévation, mais restent inaccessibles au milieu des champs (propriété privée).

Décompte des œuvres bâti INSEE 1500
repérées 250
étudiées 24