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Usines liées au travail du bois (hors scierie)

Dossier IA51001693 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Champagne-Ardenne
Dénominations usine liée au travail du bois, brosserie, usine de contre-plaqué, usine de menuiserie, usine de meubles, usine de bouchons

Sur l'ensemble des sites recensés en Champagne-Ardenne au titre du patrimoine industriel, 59 correspondent à des usines liées au travail du bois (hors scieries) dont 23 dans l'Aube (soit 39%), 18 en Haute-Marne (soit 30%), 13 dans la Marne (soit 22%) et 5 dans les Ardennes (soit 9%).

Elle se compose de plusieurs catégories représentant divers secteurs d'activités (un site peut regrouper l'une ou l'autre activité).

La catégorie généraliste des usines liées au travail du bois correspond à 8 sites : 1 dans l'Aube et dans les Ardennes, 6 en Haute-Marne. Les usines ont souvent produits des articles variés dans le même temps comme à Doulevant-le-Petit (sabots, brouettes), Chateauvillain (manches d'outils, semelles) ou Thonnance-les-Joinville (manches d'outils et sabots). Certaines n'ont pratiqué qu'une seule activité : sabots à Signy-l'Abbaye et Auberive, brouettes pour Courcelles-sur-Blaise. Toutes ces activités sont éteintes mais les sites ont souvent été reconvertis (pépinière d'entreprise à Signy-l'Abbaye, habitations à Givet).

Les usines de boissellerie (uniquement l'activité de tournerie dans la région) sont peu nombreuses (5 sites) : crayonnerie de Givet, queues de billard à Maranville en Haute-Marne sur deux sites (Edme Lacroix à Maranville est la dernière en activité), manches d'outils à Chateauvillain et Thonnance-les-Joinville.

C'est un domaine majoritairement rural puisqu'on ne trouve que l'usine de crayons Gilbert implantée en ville de Givet ; cette usine mérite d'être mentionnée : établie dès 1829, elle a produit jusqu'à 36 millions de crayons annuellement et employé 130 ouvriers à la fin du 19e siècle. Elle fut chassée par l'occupation allemande en 1940.

12 usines de meubles ont été inventoriées dans la région : 5 dans l'Aube, 1 dans la Marne, 5 en Haute-Marne et 1 dans les Ardennes.

Ces sites sont plus implantés en ville dans l'Aube (60%) et la Marne (100%) qu'en Haute-Marne (25%) et les Ardennes (0%).

Elles ont produit des chaises comme Régnier à Bar-sur-Aube et quatre usines en Haute-Marne (Leboeuf à Andelot, Fleury à Bourbonne-les-Bains, Peyen à Roôcourt-la-Côte, Trampé à Marault) ou des portes de cuisines en chêne massif et des meubles de cuisine en kit pour Marillier à Maranville.Régnier ou Marillier sont toujours en activité.

Les usines de menuiserie représentent 27 sites : 8 dans l'Aube, 13 dans la Marne et 6 en Haute-Marne. Cette activité est plutôt urbaine dans l'Aube (à 62,5%) et surtout dans la Marne (à 84%, avec notamment 6 usines à Reims) et rurale en Haute-Marne.Piat ou Leclère-Walfard à Reims ainsi que l'usine de Mardeuil ont fabriqué des caisses pour transporter les bouteilles de Champagne, Courbetaux à Montimirail dans la Marne, Pianetti à Laferté-sur-Aube en Haute-Marne ou Thiéblemont à Bar-sur-Aube ont produit du parquet.

Certaines comme la SCIAE fondée en 1948 à Dienvile ou Simpa àVendeuvre-sur-Barse sont toujours en activité mais la plupart sont reconverties comme Taillet à Reims, à l'abandon comme Courbetaux à Montmirail ou rasées comme Dropsy Père et Fils, Leclère-Walfard à Reims ou Herluison à Troyes.

Deux usines de contre-plaqué se situent dans l'Aube.

La Marne est le seul département où l'on trouve des usines de bouchons qui sont implantées en ville, au plus près des sites viticoles (5 sites à Epernay, 1 à Reims et 1 à Saint-Brice-Courcelles). Hors le site de Saint-Brice-Courcelles, il s'agit de petites structures bâties entre le milieu du 19e siècle et la Seconde Guerre mondiale.

La majorité a fermé dans les années 1980 ou 1990 (Truchon, Bartès et Cie ainsi que Géraudel à Epernay existaient encore à la fin des années 1980) et plus aucune n'est en activité à ce jour. Deux sites ont été détruits après l'enquête de 1988.

Les brosseries ont été repérées uniquement dans les Ardennes (3 sites) et en Haute-Marne (1 site). Il s'agit d'une activité qui devait être assez importante au 19e siècle puisqu'une source relate qu'en 1883 la fabrication de brosses et de bois de brosses représentait 10 établissements et 500 ouvriers à Charleville. Les sources disponibles pour la période de la Seconde Guerre mondiale font état de structures fonctionnant avec moins de 10 ouvriers. La production des sites inventoriés ne remonte pas au-delà de la fin du 19e siècle et s'éteint au début du 21e siècle pour la dernière (Millot-Collot à Poissons).

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

D'après les structures subsistantes, les brosseries semblent avoir été des usines de taille modeste. Seuls les bâtiments de la firme Léonard à Boulzicourt et ceux de Gimer-Deglaire à Sapogne-et Feuchères semblent avoir été bâtis pour cette destination, les autres se sont installées dans des sites préexistants (distillerie à Renwez et haut-fourneau à Poissons, ce qui explique la taille plus conséquente de cette dernière). La brosserie Léonard comporte plusieurs bâtiments en brique accolés les uns aux autres tandis qu'à Sapogne-et-Feuchères il s'agit d'un bâtiment unique à étage en pierre de Dom-le-Menil ; pour ce dernier site, si ce n'est par la présence d'une cheminée d'usine, le bâtiment se différencie peu de l'architecture vernaculaire.

Les usines de bouchons sont également de petites dimensions excepté celle de Saint-Brice-Courcelles et Truchon à Reims car,comme les brosseries, elles ont réutilisé l'emplacement d'usines fermées. Le bâti de ces unités ne diffère guère de celui du tissu urbain environnant en en reprend les modes constructifs (un ou deux étages, moellon ou brique pour les murs).

Les structures les plus importantes se rencontrent dans la catégorie généraliste des usines liées au travail du bois (Edme Lacroix à Maranville), les usines de menuiserie comme Simpa à Vendeuvre-sur-Barse, Thiéblemont à Bar-sur-Aube dans l'Aube ou Taillet à Reims et Courbetaux à Montmirial dans la Marne ; et dans celles de meubles comme SCIAE à Dienville dans l'Aube.

Elles comportent souvent de vastes aires de stockage, des bâtiments souvent allongés en matériaux divers suivant leur région ou l'époque où ils ont été érigés et parfois encore des cheminées d'usine (Marcilly-sur-Seine).

Mais de petites structures existaient également en parallèle à l'instar de la modeste usine de meuble Chigot à Arcis-sur-Aube.

Décompte des œuvres bâti INSEE 1500
repérées 250
étudiées 59