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Vallièvre : ancienne grange de l'Arrivour

Dossier IA10001306 réalisé en 2015

Fiche

L'histoire de la grange de Vallièvre (10-com. Lusigny-sur-Barse) n'est pas ou peu connue, faute de documents significatifs. De par son immédiate proximité avec l'abbaye, on serait tenté de considérer qu'elle a pu jouer le rôle de grange abbatiale, les actes restant muets sur l'existence de cette dernière. Selon A. Roserot (Dict. hist. Champ. mérid., p. 1695, suivant curieusement sans critique le bien peu fiable Dictionnaire topographique de l'Aube), il s'agirait même d'une des granges primitives de l'Arrivour car il la dit citée dès les années 1140. Or la mention du cartulaire à laquelle il se réfère, "Grangiam de Wallevra", renvoie à la bulle du pape Innocent III (acte I), soit des années 1208-1212 ! Les autres mentions relevées évoquent soit la terre ("terra de Gallievre", 1148-68, f°79r), soit le gué de Vallièvre, notamment vers 1150 ("vadum Vualevrie", cart. f°4r) et encore en 1225 (cart. f°7r), sur la Barse, vraisemblablement à l'endroit où devait se trouver le moulin qui est cité en 1327 (Roserot). Par ailleurs, il est à noter que le cartulaire ne comporte aucun chapitre consacré à cette grange, même partiellement, ce qui laisse à penser que Vallièvre n'est en fait qu'une grange de seconde génération, constitué vers la fin du XIIe siècle. Sa position, au premier rang de la liste des granges dans la bulle pontificale, est trompeuse car elle ne reflète en réalité que sa proximité à l'abbaye : l'énumération n'obéit en effet qu'à la seule logique de l'éloignement, c'est pourquoi les deux dernières granges citées sont Don-l'Évêque et le Ruez, situées à une quarantaine de kilomètres (cf. la carte du temporel de l'Arrivour IVR21_20151000503NUCA).

Son rôle économique au sein du temporel ne variait sans doute pas de celui de ses voisines Beaumont et la Fontainerie, c'est-à-dire une exploitation où devait dominer la polyculture liée à l'élevage sur les grasses prairies de cette vallée de Champagne humide. Vers le milieu du XVIe siècle, Vallièvre échut à la mense conventuelle et fut vendue comme Bien national à la Révolution.

Le seul bâtiment intéressant subsistant de nos jours est une maison de maître, vraisemblablement du XVIIIe siècle (voire tout début XIXe s. ?), isolée dans son environnement de verdure de la ferme qui la jouxte à l'ouest (ill. IVR21_20151000209NUCA). C'est aussi le seul bâtiment encore localisable sur le cadastre de 1833 et que l'on peut faire remonter à l'Ancien Régime. Le caractère bourgeois de cette bâtisse lui a valu d'être appelée au début du XXe siècle (cartes postales) le château de Larrivour.

Ce bâtiment de brique comporte 3 niveaux, dont un rez-de-chaussée légèrement surélevé et un étage sous comble éclairé par deux lucarnes en façade principale (sud). Il est surmonté d'un toit de tuile plate à quatre pans, aux versants assez raides mais adoucis par un égout retroussé. La façade est animée par 9 fenêtres (dont 5 à l'étage) disposées symétriquement de part et d'autre de la porte (5 seulement à l'arrière). Les linteaux de brique à clef calcaire présentent un arc légèrement incurvé à la manière d'un arc de décharge (ill. IVR21_20151000210NUCA).

Genre de cisterciens
Destinations grange monastique, ferme, maison
Parties constituantes non étudiées remise, maison, remise, remise agricole, hangar agricole
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Lusigny-sur-Barse
Adresse Commune : Lusigny-sur-Barse
Lieu-dit : Larrivour
Adresse : D 1
Cadastre : 1992 F3 588-589-590 Logis : parcelle 590

L'histoire de la grange de Vallièvre (10-com. Lusigny-sur-Barse) n'est pas ou peu connue, faute de documents significatifs. De par son immédiate proximité avec l'abbaye, on serait tenté de considérer qu'elle a pu jouer le rôle de grange abbatiale, les actes restant muets sur l'existence de cette dernière. Selon A. Roserot (Dict. hist. Champ. mérid., p. 1695, suivant curieusement sans critique le bien peu fiable Dictionnaire topographique de l'Aube), il s'agirait même d'une des granges primitives de l'Arrivour car il la dit citée dès les années 1140. Or la mention du cartulaire à laquelle il se réfère, "Grangiam de Wallevra", renvoie à la bulle du pape Innocent III (acte I), soit des années 1208-1212 ! Les autres mentions relevées évoquent soit la terre ("terra de Gallievre", 1148-68, f°79r), soit le gué de Vallièvre, notamment vers 1150 ("vadum Vualevrie", cart. f°4r) et encore en 1225 (cart. f°7r), sur la Barse, vraisemblablement à l'endroit où devait se trouver le moulin qui est cité en 1327 (Roserot). Par ailleurs, il est à noter que le cartulaire ne comporte aucun chapitre consacré à cette grange, même partiellement, ce qui laisse à penser que Vallièvre n'est en fait qu'une grange de seconde génération, constitué vers la fin du XIIe siècle. Sa position, au premier rang de la liste des granges dans la bulle pontificale, est trompeuse car elle ne reflète en réalité que sa proximité à l'abbaye : l'énumération n'obéit en effet qu'à la seule logique de l'éloignement, c'est pourquoi les deux dernières granges citées sont Don-l'Évêque et le Ruez, situées à une quarantaine de kilomètres (cf. la carte du temporel de l'Arrivour IVR21_20151000503NUCA).

Son rôle économique au sein du temporel ne variait sans doute pas de celui de ses voisines Beaumont et la Fontainerie, c'est-à-dire une exploitation où devait dominer la polyculture liée à l'élevage sur les grasses prairies de cette vallée de Champagne humide. Vers le milieu du XVIe siècle, Vallièvre échut à la mense conventuelle et fut vendue comme Bien national à la Révolution.

Période(s) Principale : 18e siècle, limite 18e siècle 19e siècle , (?)

Le seul bâtiment intéressant subsistant de nos jours est une maison de maître, vraisemblablement du XVIIIe siècle (voire tout début XIXe s. ?), isolée dans son environnement de verdure de la ferme qui la jouxte à l'ouest (ill. IVR21_20151000209NUCA). C'est aussi le seul bâtiment encore localisable sur le cadastre de 1833 et que l'on peut faire remonter à l'Ancien Régime. Le caractère bourgeois de cette bâtisse lui a valu d'être appelée au début du XXe siècle (cartes postales) le château de Larrivour.

Ce bâtiment de brique comporte 3 niveaux, dont un rez-de-chaussée légèrement surélevé et un étage sous comble éclairé par deux lucarnes en façade principale (sud). Il est surmonté d'un toit de tuile plate à quatre pans, aux versants assez raides mais adoucis par un égout retroussé. La façade est animée par 9 fenêtres (dont 5 à l'étage) disposées symétriquement de part et d'autre de la porte (5 seulement à l'arrière). Les linteaux de brique à clef calcaire présentent un arc légèrement incurvé à la manière d'un arc de décharge (ill. IVR21_20151000210NUCA).

Murs brique maçonnerie
Toit tuile plate
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans croupe
Mesures :
Précision dimensions

Maison de maître : 16 x 11 m.

(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - Wissenberg Christophe
Christophe Wissenberg

Prestataire de cartographie pour les publications du SRI


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